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	<title>30/3/2006 Archivi - Giustamm</title>
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	<title>30/3/2006 Archivi - Giustamm</title>
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		<title>Corte Europea dei Diritti dell&#8217;Uomo &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</title>
		<link>https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-europea-dei-diritti-delluomo-sentenza-30-3-2006-n-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Redazione Giustamm.it]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2006 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-europea-dei-diritti-delluomo-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte Europea dei Diritti dell&#8217;Uomo &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a></p>
<p>requête no 35941/03, GIANNI E ALTRI contro Italia una nuova sentenza della Corte europea dei Diritti dell&#8217;Uomo adottata in base alla procedura di cui all&#8217;articolo 29 paragrafo 3 della Convenzione in materia di accessione invertita Occupazione acquisitiva – Accessione invertita &#8211; Quantum dell’indennizzo – Ammontare dell’indennizzo &#8211; C.e.d.u. &#8211; Protocollo</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-europea-dei-diritti-delluomo-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte Europea dei Diritti dell&#8217;Uomo &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-europea-dei-diritti-delluomo-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte Europea dei Diritti dell&#8217;Uomo &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #808080;">requête no 35941/03, GIANNI E ALTRI contro Italia</span></p>
<hr />
<p><span style="color: #333333;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">una nuova sentenza della Corte europea dei Diritti dell&#8217;Uomo adottata in base alla procedura di cui all&#8217;articolo 29 paragrafo 3 della Convenzione in materia di accessione invertita</span></span></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #ff0000;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">Occupazione acquisitiva – Accessione invertita &#8211; Quantum dell’indennizzo – Ammontare dell’indennizzo &#8211; C.e.d.u. &#8211; Protocollo n. 1, articolo 1 – Indennizzo per privazione della proprietà &#8211; Retroattività della legge &#8211; Violazione &#8211; Pubblico interesse &#8211; Diritti fondamentali &#8211; Equo bilanciamento &#8211; Interferenze arbitrarie &#8211; Pacifico godimento della proprietà – Giurisprudenza di Strasburgo &#8211; Certezza e prevedibilità dell&#8217;esito del procedimento – Articolo 29 § 3 della Convenzione – Procedura accelerata</span></span></span></p>
<hr />
<p>Con la presente sentenza, la CEDU ribadisce che la privazione di un terreno in forza del meccanismo dell’occupazione acquisitiva viola in quanto tale il diritto dell’espropriato al rispetto dei propri beni, di cui all’articolo 1 del Protocollo addizionale n° 1. A tal proposito, si precisa come la pendenza della procedura innanzi le giurisdizioni interne non pregiudichi in quanto tale la possibilità per la CEDU di accertare detta violazione.</p>
<p>Occupazione acquisitiva – Accessione invertita &#8211; Quantum dell’indennizzo – Violazione Art. 1 Prot. n. 1 C.e.d.u. – Sentenza di condanna – Articolo 29 § 3 della Convenzione</p>
<hr />
<p><span style="color: #808080;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p align=center>PREMIÈRE SECTION</p>
<p>
<b>AFFAIRE GIANNI + 8 AUTRES c. ITALIE<br />
</b><br />
<i>(Requête no 35941/03)<br />
</i></p>
<p></p>
<p align=justify>
<p></p>
<p align=center>ARRÊT</p>
<p>STRASBOURG</p>
<p>30 mars 2006</p>
<p>
<i>Cet arrêt deviendra définitif dans les conditions définies à l’article 44 § 2 de la Convention. Il peut subir des retouches de forme.<br />
</i></p>
<p align=justify>
<b>En l’affaire Gianni + 8 autres c. Italie,<br />
</b>La Cour européenne des Droits de l’Homme (première section), siégeant en une chambre composée de :<br />
	M.	C.L. ROZAKIS, <i>président</i>,<br />
	Mme	F. TULKENS,<br />
	M.	P. LORENZEN,<br />
	Mme	N. VAJIC,<br />
	MM.	V. ZAGREBELSKY,<br />
		D. SPIELMANN,<br />
		S.E. JEBENS, <i>juges</i>,<br />
et de M. S. QUESADA, <i>greffier adjoint de section</i>,<br />
Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 9 mars 2006,<br />
Rend l’arrêt que voici, adopté à cette date :<br />
PROCÉDURE</p>
<p>1. A l’origine de l’affaire se trouve une requête (no 35941/03) dirigée contre la République italienne et dont neuf ressortissants de cet Etat, M. Pietro Gianni (premier requérant), Mme  Angela Gianni (deuxième requérante), Mme Giulia Gianni (troisième requérante), Mme Silvana Pandolfi (quatrième requérante), M. Pietro Gianni (cinquième requérant) et Mme Clotilde Micheli (sixième requérante), M. Gianfranco Gianni (septième requérant), M. Giampiero Gianni (huitième requérant), Mme Orietta Gianni (neuvième requérante), ont saisi la Cour le 12 novembre 2003 en vertu de l’article 34 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales (« la Convention »).<br />
2. Les requérants sont représentés par Me G. Lavitola, avocat à Rome. Le gouvernement italien (« le Gouvernement ») est représenté par son agent, M. I. M. Braguglia, par son coagent, M. F. Crisafulli, et par son coagent adjoint, M. N. Lettieri.<br />
3. Le 24 mars 2005, la première section a déclaré la requête partiellement irrecevable et a décidé de communiquer le grief tiré de l’article 1 du Protocole no 1 au Gouvernement. Se prévalant des dispositions de l’article 29 § 3, elle a décidé que seraient examinés en même temps la recevabilité et le bien-fondé de l’affaire.<br />
EN FAIT</p>
<p>I. LES CIRCONSTANCES DE L’ESPÈCE<br />
4. Les requérants sont nés respectivement en 1950, 1956, 1947, 1927, 1971, 1938, 1941, 1957 et 1939 et résident respectivement à Villanova di Guidonia (Rome) et Rome.<br />
5. Les quatre premiers requérants et deux autres personnes (« les donateurs ») étaient propriétaires d’un terrain constructible de 6 398 mètres carrés sis à Rome et enregistré au cadastre, feuille 662, parcelle 28.<br />
6. Les cinq autres requérants ont succédé à deux donateurs au cours de la procédure devant les juridictions internes.<br />
7. Par un arrêté du 5 février 1980, approuvé le 6 mars 1980 par le comité régional de contrôle («<I>CO.RE.CO.</I>»), la municipalité de Rome approuva le projet de construction d’un réseau de canaux sur le terrain des quatre premiers requérants et des deux donateurs, fixant pour l’adoption d’un décret d’expropriation un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle l’arrêté serait devenu exécutoire.<br />
8. Par un arrêté du 12 mai 1981, la municipalité de Rome autorisa l’occupation d’urgence de ce terrain en vue de son expropriation pour cause d’utilité publique afin de procéder à la construction du réseau de canaux.<br />
9. Le 27 août 1981, la municipalité procéda à l’occupation matérielle du terrain et entama les travaux de construction.<br />
10. Par un acte d’assignation notifié le 26 février 1990, les requérants introduisirent devant le tribunal de Rome une action en dommages-intérêts à l’encontre de la municipalité de Rome.<br />
11. Ils faisaient valoir que l’occupation du terrain était illégale au motif que celle-ci s’était prolongée au-delà du délai autorisé et que les travaux de construction s’étaient terminés sans qu’il fût procédé à l’expropriation formelle du terrain et au paiement d’une indemnité. Se référant à la jurisprudence de la Cour de cassation en matière d’expropriation indirecte (<i>occupazione acquisitiva</i>), les requérants alléguaient qu’à la suite de l’achèvement de l’ouvrage public, leur droit de propriété avait été neutralisé et que, par conséquent, il ne leur était pas possible de demander la restitution du terrain litigieux, mais seulement des dommages-intérêts. Ils réclamaient une somme correspondant à la valeur vénale du terrain, ainsi qu’une indemnité d’occupation.<br />
12. Par un jugement déposé au greffe le 14 février 1995, le tribunal de Rome statua que l’arrêté du 5 février 1980 devait se considérer exécutoire à compter de la date de son adoption. Compte tenu de ce qu’aucun décret d’expropriation n’avait été prononcé dans les cinq ans suivant le moment où cette mesure était devenue exécutoire, l’occupation devait se considérer comme illégale à compter du 5 février 1985. Par conséquent, le tribunal déclara prescrit le droit des requérants au dédommagement conséquent à la perte de leur terrain par l’effet de l’expropriation indirecte, au motif que l’action en justice avait été introduite plus de cinq ans après le 5 février 1985.<br />
13. Par deux actes notifiés respectivement les 16 janvier et 12 mars 1996, les requérants interjetèrent appel de ce jugement devant la cour d’appel de Rome. Ils faisaient notamment valoir que l’arrêté du 5 février 1980 était devenu exécutoire à compter du 6 mars 1980 et que donc l’occupation du terrain était devenue illégale à compter du 6 mars 1985. Par conséquent, selon les requérants, leur demande de dédommagement ne pouvait pas être considérée comme tardive, étant donné que l’action devant le tribunal avait été introduite moins de cinq ans après le 6 mars 1985.<br />
14. Par un arrêt déposé au greffe le 16 novembre 1998, la cour d’appel de Rome rejeta l’appel, statuant que le droit des requérants au dédommagement était prescrit.<br />
15. Par un recours notifié le 16 novembre 1999, les requérants attaquèrent l’arrêt de la cour d’appel devant la Cour de cassation, faisant notamment valoir que leur droit au dédommagement ne pouvait pas se considérer comme prescrit, étant donné que l’occupation du terrain était devenue illégale à compter du 6 mars 1985 et non pas du 5 février 1985.<br />
16. Par une ordonnance déposée au greffe le 20 juin 2001, la Cour de cassation renvoya la requête devant ses sections unies.<br />
17. Par un arrêt déposé au greffe le 15 mai 2003, rendu dans sa composition à sections unies, la Cour de cassation accueillit le pourvoi des requérants et renvoya l’affaire à une autre section de la cour d’appel de Rome. Selon la Cour de cassation, l’arrêté du 5 février 1980 était devenu exécutoire à compter du 6 mars 1980 et l’occupation du terrain était donc devenue illégale à compter du 6 mars 1985. Par conséquent, le droit des requérants à l’obtention du dédommagement conséquent à la privation de leur terrain par l’effet de l’expropriation indirecte, ne pouvait pas se considérer comme prescrit.<br />
18. Quant à la quantification du dédommagement dû aux requérants pour la perte du terrain, la Cour de cassation statua qu’un tel calcul devait être effectué par la cour d’appel à laquelle l’affaire était renvoyée, compte tenu de ce que l’arrêt annulé ne contenait aucune quantification du dédommagement et qu’une expertise s’avérait nécessaire afin d’en calculer le montant.<br />
19. Par un acte d’assignation notifié le 25 juin 2004, les requérants assignèrent la municipalité devant la cour d’appel de Rome, demandant le versement d’une somme correspondant à la valeur vénale du terrain, ainsi que d’une indemnité d’occupation.<br />
20. Il ressort du dossier que cette procédure est toujours pendante.<br />
II.  LE DROIT ET LA PRATIQUE INTERNES PERTINENTS</p>
<p><b>A.   L’occupation d’urgence d’un terrain<br />
</b>21. En droit italien, la procédure accélérée d’expropriation permet à l’administration d’occuper un terrain et d’y construire avant l’expropriation. Une fois l’ouvrage à réaliser déclaré d’utilité publique et le projet de construction adopté, l’administration peut décréter l’occupation d’urgence des zones à exproprier pour une durée déterminée n’excédant pas cinq ans (article 20 de la loi no 865 de 1971). Ce décret devient caduc si l’occupation matérielle du terrain n’a pas lieu dans les trois mois suivant sa promulgation. Avant la fin de la période d’occupation autorisée, un arrêté d’expropriation formelle doit être pris.<br />
22. L’occupation autorisée d’un terrain donne droit à une indemnité d’occupation. La Cour constitutionnelle a reconnu, dans son arrêt no 470 de 1990, un droit d’accès immédiat à un tribunal aux fins de réclamer l’indemnité d’occupation dès que le terrain est matériellement occupé, sans besoin d’attendre que l’administration procède à une offre d’indemnisation.</p>
<p><b>B.  Le principe de l’expropriation indirecte (« <i>occupazione acquisitiva </i>» ou « <i>accessione invertita</i> »)</p>
<p></b>23. Dans les années 1970, plusieurs administrations locales procédèrent à des occupations d’urgence de terrains qui ne furent pas suivies d’arrêtés d’expropriation. Les juridictions italiennes se trouvèrent confrontées à des cas où le propriétaire d’un terrain avait perdu <i>de facto</i> la disponibilité de celui-ci en raison de l’occupation et de l’accomplissement de travaux de construction d’un ouvrage public. Restait à savoir si, simplement par l’effet des travaux effectués, l’intéressé avait perdu également la propriété du terrain.</p>
<p><i>1.  La jurisprudence avant l’arrêt no 1464 de 1983 de la Cour de cassation</p>
<p></i>24. La jurisprudence était très partagée sur le point de savoir quels étaient les effets de la construction d’un ouvrage public sur un terrain occupé illégalement. Par occupation illégale, il faut entendre une occupation illégale <i>ab initio</i>, ou bien une occupation initialement autorisée et devenue sans titre par la suite, le titre étant annulé ou bien l’occupation se poursuivant au-delà de l’échéance autorisée sans qu’un arrêté d’expropriation ne soit intervenu.<br />
25. Selon une première jurisprudence, le propriétaire du terrain occupé par l’administration ne perdait pas la propriété du terrain après l’achèvement de l’ouvrage public. Toutefois, il ne pouvait pas demander une remise en l’état du terrain et pouvait uniquement engager une action en dommages et intérêts pour occupation abusive, non soumise à un délai de prescription puisque l’illégalité découlant de l’occupation était permanente. L’administration pouvait à tout moment adopter une décision formelle d’expropriation ; dans ce cas, l’action en dommages-intérêts se transformait en litige portant sur l’indemnité d’expropriation et les dommages-intérêts n’étaient dus que pour la période antérieure au décret d’expropriation pour la non-jouissance du terrain (voir, entre autres, les arrêts de la Cour de cassation no 2341 de 1982, no 4741 de 1981, no 6452 et no 6308 de 1980).<br />
26. Selon une deuxième jurisprudence, le propriétaire du terrain occupé par l’administration ne perdait pas la propriété du terrain et pouvait demander la remise en l’état, lorsque l’administration avait agi sans qu’il y ait utilité publique (voir, par exemple, Cour de cassation, arrêt no 1578 de 1976, arrêt no 5679 de 1980).<br />
27. Selon une troisième jurisprudence, le propriétaire du terrain occupé par l’administration perdait automatiquement la propriété du terrain au moment de la transformation irréversible du bien, à savoir au moment de l’achèvement de l’ouvrage public. L’intéressé avait le droit de demander des dommages-intérêts (voir l’arrêt no 3243 de 1979 de la Cour de cassation).<br />
<i>2.  L’arrêt no 1464 de 1983 de la Cour de cassation</p>
<p></i>28. Par un arrêt du 16 février 1983, la Cour de cassation, statuant en chambres réunies, résolut le conflit de jurisprudence et adopta la troisième solution. Ainsi fut consacré le principe de l’expropriation indirecte (<i>accessione invertita ou occupazione acquisitiva</i>). En vertu de ce principe, la puissance publique acquiert <i>ab origine</i> la propriété d’un terrain sans procéder à une expropriation formelle lorsque, après l’occupation du terrain, et indépendamment de la légalité de l’occupation, l’ouvrage public a été réalisé. Lorsque l’occupation est <i>ab initio</i> sans titre, le transfert de propriété a lieu au moment de l’achèvement de l’ouvrage public. Lorsque l’occupation du terrain a initialement été autorisée, le transfert de propriété a lieu à l’échéance de la période d’occupation autorisée. Dans le même arrêt, la Cour de cassation précisa que, dans tous les cas d’expropriation indirecte, l’intéressé a droit à une réparation intégrale, l’acquisition du terrain ayant eu lieu sans titre. Toutefois, cette réparation n’est pas versée automatiquement ; il incombe à l’intéressé de réclamer des dommages-intérêts. En outre, le droit à réparation est assorti du délai de prescription prévu en cas de responsabilité délictuelle, à savoir cinq ans, commençant à courir au moment de la transformation irréversible du terrain.<br />
<i>3.  La jurisprudence après l’arrêt no 1464 de 1983 de la Cour de cassation</p>
<p></i><b>a)  La prescription<br />
</b>29. Dans un premier temps, la jurisprudence considérait qu’aucun délai de prescription ne trouvait à s’appliquer, puisque l’occupation sans titre du terrain constituait un acte illégal continu. La Cour de cassation, dans son arrêt no 1464 de 1983, affirma que le droit à réparation était soumis à un délai de prescription de cinq ans. Par la suite, la première section de la Cour de cassation affirma qu’un délai de prescription de dix ans devait s’appliquer (arrêts no 7952 de 1991 et no 10979 de 1992). Par un arrêt du 22 novembre 1992, la Cour de cassation statuant en chambres réunies a définitivement tranché la question, estimant que le délai de prescription est de cinq ans et qu’il commence à courir au moment de la transformation irréversible du terrain.<br />
<b>b)  L’arrêt no 188 de 1995 de la Cour constitutionnelle<br />
</b>30. Dans cet arrêt, la Cour constitutionnelle a jugé compatible avec la Constitution le principe de l’expropriation indirecte, dans la mesure où ce principe est ancré dans une disposition législative, à savoir l’article 2043 du code civil régissant la responsabilité délictuelle. Selon cet arrêt, le fait que l’administration devient propriétaire d’un terrain en tirant bénéfice de son comportement illégal ne pose aucun problème sur le plan constitutionnel, puisque l’intérêt public, à savoir la conservation de l’ouvrage public, l’emporte sur l’intérêt du particulier, et donc sur le droit de propriété de ce dernier. La Cour constitutionnelle a jugé compatible avec la Constitution l’application à l’action en réparation du délai de prescription de cinq ans, tel que prévu par l’article 2043 du code civil pour responsabilité délictuelle.<br />
<b>c)  Cas de non-application du principe de l’expropriation indirecte<br />
</b>31. Les développements de la jurisprudence montrent que le mécanisme par lequel la construction d’un ouvrage public entraîne le transfert de propriété du terrain au bénéfice de l’administration connaît des exceptions.<br />
32. Dans son arrêt no 874 de 1996, le Conseil d’Etat a affirmé qu’il n’y a pas d’expropriation indirecte lorsque les décisions de l’administration et l’arrêté d’occupation d’urgence ont été annulés par les juridictions administratives ; si tel n’était pas le cas, la décision judiciaire serait vidée de substance.<br />
33. Dans son arrêt no 1907 de 1997, la Cour de cassation statuant en chambres réunies a affirmé que l’administration ne devient pas propriétaire d’un terrain lorsque les décisions qu’elle a adoptées et la déclaration d’utilité publique doivent être considérées comme nulles <i>ab initio</i>. Dans ce cas, l’intéressé garde la propriété du terrain et peut demander la <i>restitutio in integrum</i>. Il peut, comme alternative, demander des dommages-intérêts. L’illégalité dans ces cas a un caractère permanent et aucun délai de prescription ne trouve application.<br />
34. Dans l’arrêt no 6515 de 1997, la Cour de cassation statuant en chambres réunies a affirmé qu’il n’y a pas de transfert de propriété lorsque la déclaration d’utilité publique a été annulée par les juridictions administratives. Dans ce cas, le principe de l’expropriation indirecte ne trouve donc pas à s’appliquer. L’intéressé, qui garde la propriété du terrain, a la possibilité de demander la <i>restitutio in integrum</i>. L’introduction d’une demande en dommages-intérêts entraîne une renonciation à la <i>restitutio in</i> <i>integrum</i>. Le délai de prescription de cinq ans commence à courir au moment où la décision du juge administratif devient définitive.<br />
35. Dans l’arrêt no 148 de 1998, la première section de la Cour de cassation a suivi la jurisprudence des chambres réunies et affirmé que le transfert de propriété par effet de l’expropriation indirecte n’a pas lieu lorsque la déclaration d’utilité publique à laquelle le projet de construction était assorti a été considérée comme invalide <i>ab initio</i>.<br />
36. Dans l’arrêt no 5902 de 2003, la Cour de cassation en chambres réunies a réaffirmé qu’il n’y a pas de transfert de propriété en l’absence de déclaration d’utilité publique valide.<br />
37. Il convient de comparer cette jurisprudence avec la loi no 458 de 1988 (paragraphes 38-39 ci-dessous) et avec le Répertoire des dispositions sur l’expropriation, entré en vigueur le 30 juin 2003 (paragraphes 48-49 ci-dessous).<br />
<i>4.  La loi no458 du 27 octobre 1988<br />
</i>38. Aux termes de l’article 3 de cette loi,<br />
« Le propriétaire d’un terrain, utilisé pour la construction de bâtiments publics et de logements sociaux, a droit à la réparation du dommage subi, à la suite d’une expropriation déclarée illégale par une décision passée en force de chose jugée, mais ne peut prétendre à la restitution de son bien. Il a également droit, en plus de la réparation du dommage, aux sommes dues en raison de la dépréciation monétaire et à celles mentionnées à l’article 1224 § 2 du code civil et ceci à compter du jour de l’occupation illégale. »<br />
39. Interprétant l’article 3 de la loi de 1988, la Cour constitutionnelle, dans son arrêt du 12 juillet 1990 (n&#61616; 384), a considéré :<br />
« Par la disposition attaquée, le législateur, entre l’intérêt des propriétaires des terrains &#8211; obtenir en cas d’expropriation illégale la restitution des terrains &#8211; et l’intérêt public &#8211; concrétisé par la destination de ces biens à des finalités de constructions résidentielles publiques à des conditions favorables ou conventionnées &#8211; a donné la priorité à ce dernier intérêt. »<br />
<i>5.  Le montant de la réparation en cas d’expropriation indirecte<br />
</i>40. Selon la jurisprudence de 1983 de la Cour de cassation en matière d’expropriation indirecte, une réparation intégrale du préjudice subi, sous forme de dommages-intérêts pour la perte du terrain, était due à l’intéressé en contrepartie de la perte de propriété qu’entraîne l’occupation illégale.<br />
41. La loi budgétaire de 1992 (article 5 <i>bis</i> du décret-loi no 333 du 11 juillet 1992) modifia cette jurisprudence, dans le sens que le montant dû en cas d’expropriation indirecte ne pouvait dépasser le montant de l’indemnité prévue pour le cas d’une expropriation formelle. Par l’arrêt no 369 de 1996, la Cour constitutionnelle déclara inconstitutionnelle cette disposition.<br />
42. En vertu de la loi budgétaire no 662 de 1996, qui fit suite à la disposition déclarée inconstitutionnelle, l’indemnisation intégrale ne peut être accordée pour une occupation de terrain ayant eu lieu avant le 30 septembre 1996. Dans cette perspective, l’indemnisation équivaut au montant de l’indemnité prévue pour le cas d’une expropriation formelle, dans l’hypothèse la plus favorable au propriétaire, moyennant une augmentation de 10 %.<br />
43. Par l’arrêt no 148 du 30 avril 1999, la Cour constitutionnelle a jugé une telle indemnité compatible avec la Constitution. Toutefois, dans le même arrêt, la Cour a précisé qu’une indemnité intégrale, à concurrence de la valeur vénale du terrain, peut être réclamée lorsque l’occupation et la privation du terrain n’ont pas eu lieu pour cause d’utilité publique.<br />
<i>6.  La jurisprudence après les arrêts de la Cour européenne des Droits de l’Homme du 30 mai 2000 dans les affaires Belvedere Alberghiera et Carbonara et Ventura.<br />
</i>44. Par les arrêts no 5902 et 6853 de 2003, la Cour de cassation en chambres réunies s’est à nouveau prononcée sur le principe de l’expropriation indirecte, en faisant référence aux deux arrêts de la Cour européenne des Droits de l’Homme.<br />
45. Au vu du constat de violation de l’article 1 du Protocole no 1 dans les affaires ci-dessus, la Cour de cassation a affirmé que le principe de l’expropriation indirecte joue un rôle important dans le cadre du système juridique italien et qu’il est compatible avec la Convention.<br />
46. Plus spécifiquement, la Cour de cassation – après avoir analysé l’histoire du principe de l’expropriation indirecte &#8211; a dit qu’au vu de l’uniformité de la jurisprudence en la matière, le principe de l’expropriation indirecte doit passer pour pleinement « prévisible » à compter de 1983. De ce fait, l’expropriation indirecte doit être considérée comme étant respectueuse du principe de légalité. S’agissant des occupations de terrain ayant lieu sans déclaration d’utilité publique, la Cour de cassation a affirmé que celles-ci ne sont pas aptes à transférer la propriété du bien à l’Etat. Quant à l’indemnisation, elle a affirmé que, même si elle est inférieure au préjudice subi par l’intéressé, et notamment à la valeur du terrain, l’indemnisation due en cas d’expropriation indirecte est suffisante pour garantir un « juste équilibre » entre les exigences de l’intérêt général de la société et les impératifs de la sauvegarde des droits fondamentaux de l’individu.<br />
47. Saisi d’un recours en exécution d’une décision judiciaire définitive annulant la déclaration d’utilité publique concernant une procédure d’expropriation, vu la demande de la partie requérante tendant à obtenir la restitution du terrain entre-temps occupé et transformé, le Conseil d’Etat, dans son arrêt no 2/2005 du 29 avril 2005 rendu en séance plénière, s’est prononcé sur le point de savoir si la transformation irréversible dudit terrain à la suite de la construction de l’ouvrage « public » pouvait constituer une raison de droit empêchant la restitution du terrain. Le Conseil d’Etat a répondu par la négative. Ce faisant, il a :<br />
a) reconnu que le principe jurisprudentiel de l’expropriation indirecte est défaillant quant au besoin de sécurité juridique, en ce qui concerne entre autres le point de savoir à quelle date l’ouvrage public doit être considéré comme « réalisé » et donc à quelle date il y a eu transfert de propriété au bénéfice de l’Etat ;<br />
b) salué jurisprudence de la Cour, et notamment l’arrêt Belvedere Alberghiera Srl c. Italie, en affirmant que, face à une demande en restitution d’un bien illégalement occupé et transformé, l’ouvrage réalisé par les autorités publiques ne peut pas, en tant que tel, constituer un obstacle absolu à la restitution ;<br />
c) interprété l’article 43 du Répertoire (paragraphe 49 ci-dessous) dans le sens où la non-restitution d’un terrain ne peut être admise que dans des cas exceptionnels, à savoir lorsque l’administration invoque un intérêt public particulièrement marqué à la conservation de l’ouvrage ;<br />
d) affirmé, dans ce contexte, que l’expropriation indirecte ne saurait constituer une alternative (« <i>una mera alternativa</i> ») à une procédure d’expropriation en bonne et due forme.<br />
<i>7.  Le Répertoire des dispositions législatives et réglementaires en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique (« le Répertoire »)<br />
</i>48. Le 30 juin 2003 est entré en vigueur le décret présidentiel no 327 du 8 juin 2001, modifié par le décret législatif no 302 du 27 décembre 2002, et qui régit la procédure d’expropriation. Le Répertoire codifie les dispositions et la jurisprudence exécutoire existantes en la matière. En particulier, il codifie le principe de l’expropriation indirecte. Le Répertoire, qui ne s’applique pas aux cas d’occupation survenus antérieurement à 1996 et n’est donc pas applicable en l’espèce, s’est substitué, à partir de son entrée en vigueur, à l’ensemble de la législation et de la jurisprudence précédente en matière d’expropriation.<br />
49. A son article 43, le Répertoire prévoit qu’en l’absence d’un arrêté d’expropriation, ou en l’absence de déclaration d’utilité publique, un terrain transformé à la suite de la réalisation d’un ouvrage public est acquis au patrimoine de l’autorité qui l’a transformé ; des dommages-intérêts sont accordés en contrepartie. L’autorité peut acquérir un bien même lorsque le plan d’urbanisme ou la déclaration d’utilité publique ont été annulés. Le propriétaire peut demander au juge la restitution du terrain. L’autorité en cause peut s’y opposer. Lorsque le juge décide de ne pas ordonner la restitution du terrain, le propriétaire a droit à un dédommagement.<br />
EN DROIT</p>
<p>I.  SUR LA VIOLATION ALLÉGUÉE DE L’ARTICLE 1 DU PROTOCOLE No 1</p>
<p>50. Les requérants allèguent avoir été privés de leur terrain dans des circonstances incompatibles avec l’article 1 du Protocole no 1, ainsi libellé :<br />
« Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.<br />
Les dispositions précédentes ne portent pas atteinte au droit que possèdent les Etats de mettre en vigueur les lois qu’ils jugent nécessaires pour réglementer l’usage des biens conformément à l’intérêt général ou pour assurer le paiement des impôts ou d’autres contributions ou des amendes. »<br />
<b>A.  Sur la recevabilité</p>
<p></b>51. Le Gouvernement soulève une exception de non-épuisement des voies de recours internes basée sur deux volets.<br />
52. Quant au premier volet, le Gouvernement fait observer que la procédure est toujours pendante devant la cour d’appel de Rome.<br />
53. S’agissant du deuxième volet, le Gouvernement fait valoir que, compte tenu de l’arrêt du Conseil d’Etat no 2/2005 du 29 avril 2005 (paragraphe 47 ci-dessus), les requérants auraient dû entamer une action devant les juridictions administratives afin d’obtenir la restitution du terrain.<br />
54. Les requérants s’opposent à la thèse du Gouvernement.<br />
55. La Cour estime, à la lumière de l’ensemble des arguments des parties, que cette exception est étroitement liée au fond de la requête et décide de la joindre au fond. Elle constate que la requête n’est pas manifestement mal fondée au sens de l’article 35 § 3 de la Convention. Elle relève par ailleurs que celle-ci ne se heurte à aucun autre motif d’irrecevabilité. Il convient donc de la déclarer recevable.<br />
<b>B.  Sur le fond</p>
<p><i></b>1.  Thèses des parties</p>
<p></i><b>a)  Le Gouvernement</p>
<p></b>56. Le Gouvernement fait observer que, dans le cas d’espèce, il s’agit d’une occupation de terrain dans le cadre d’une procédure administrative reposant sur une déclaration d’utilité publique. Le Gouvernement admet que la procédure d’expropriation n’a pas été mise en œuvre dans les termes prévus par la loi, dans la mesure où aucun décret d’expropriation n’a été adopté.<br />
57. Premièrement, il y aurait utilité publique, ce qui n’a pas été remis en cause par les juridictions nationales.<br />
58. Deuxièmement, la privation du bien telle que résultant de l’expropriation indirecte serait « prévue par la loi ». Selon le Gouvernement, le principe de l’expropriation indirecte doit être considéré comme faisant partie du droit positif à compter au plus tard de l’arrêt de la Cour de cassation no 1464 de 1983. La jurisprudence ultérieure aurait confirmé ce principe et précisé certains aspects de son application et, en outre, ce principe aurait été reconnu par la loi no 458 du 27 octobre 1988 et par la loi budgétaire no 662 de 1996.<br />
59. Le Gouvernement en conclut qu’à partir de 1983, les règles de l’expropriation indirecte étaient parfaitement prévisibles, claires et accessibles à tous les propriétaires de terrains.<br />
60. A cet égard, le Gouvernement rappelle que la jurisprudence de la Cour a reconnu que l’idée de loi est compréhensive des principes généraux énoncés ou impliqués par elle (<i>Winterwerp c. Pays-Bas, </i>arrêt du 24 octobre 1979, série A no 33 § 45) ainsi que du droit non écrit (voir l’arrêt <i>Sunday Times c. Royaume-Uni </i>(no 1) du 26 avril 1979, série A no 30, § 47).<br />
61. Il s’ensuit que la jurisprudence consolidée de la Cour de cassation ne saurait être exclue de la notion de loi au sens de la Convention.<br />
62. Le Gouvernement rappelle que dans une affaire allemande (<i>Forrer Niedenthal c. Allemagne</i>, arrêt du 20 février 2003) la Cour a considéré une loi allemande de 1997 comme suffisante, malgré son imprévisibilité manifeste, pour fournir une base légale aux décisions qui ont privé la requérante de toute protection contre l’atteinte porté à sa propriété. Le Gouvernement demande à la Cour d’appliquer le même critère de jugement à la présente affaire.<br />
63. S’agissant de la qualité de la loi, le Gouvernement reconnaît que le fait qu’un décret d’expropriation n’ait pas été prononcé est en soi un manquement aux règles qui président à la procédure administrative.<br />
64. Toutefois, compte tenu de ce que le terrain a été transformé de manière irréversible en raison de la construction d’une œuvre d’utilité publique, la restitution de celui-ci n’est plus possible.<br />
65. Le Gouvernement définit l’expropriation indirecte comme le résultat d’une interprétation systématique par les juges de principes existants, tendant à garantir que l’intérêt général prévale sur l’intérêt des particuliers, lorsque l’ouvrage public a été réalisé (transformation du terrain) et que celui-ci répond à l’utilité publique.<br />
66. Quant à l’exigence de garantir un juste équilibre entre le sacrifice imposé aux particuliers et la compensation octroyée à ceux-ci, le Gouvernement reconnaît que l’administration est tenue de compenser le particulier.<br />
67. Cependant, cette indemnisation peut être inférieure au préjudice subi par l’intéressé, vu que l’expropriation indirecte répond à un intérêt collectif et que l’illégalité commise par l’administration ne concerne que la forme, à savoir un manquement aux règles qui président à la procédure administrative.<br />
68. Le Gouvernement admet que les requérants ne pourront pas être entièrement indemnisés et que par l’effet de la loi no 662 de 1996, l’indemnité accordée sera inférieure à la valeur du terrain.<br />
69. Toutefois, vu que l’expropriation indirecte répond à un intérêt collectif, le Gouvernement soutient que le montant de l’indemnité que les requérants pourront obtenir rentre dans la marge d’appréciation laissée aux Etats pour fixer une indemnisation qui soit raisonnablement en rapport avec la valeur du bien. Il rappelle en outre que l’indemnité telle que plafonnée par la loi en cause, est en tout cas supérieure à celle qui aurait été accordée si l’expropriation avait été régulière.<br />
70. A la lumière de ces considérations et se referant à l’affaire <i>Bäck c. Finlande</i> (no 37598/97, CEDH 2004), le Gouvernement conclut que le juste équilibre a été respecté.</p>
<p><b>b)  Les requérants</p>
<p></b>71. Les requérants font observer qu’ils ont été privés de leur bien en vertu du principe de l’expropriation indirecte, tel qu’appliqué par les juridictions nationales. Ils demandent à la Cour de déclarer que l’expropriation du terrain n’est pas conforme au principe de légalité. Se référant notamment aux arrêts <i>Belvedere Alberghiera c. Italie</i> (no 31524/96, CEDH 2000-VI) et <i>Carbonara et Ventura c. Italie</i> (no 24638/94, arrêt du 30 mai 2000, CEDH 2000-VI), ainsi qu’aux affaires <i>Carletta c. Italie </i>(no 63861/00, 15 juillet 2005) et <i>La Rosa et Alba (no 6)</i> <i>c Italie </i>(no 63240/00, 15 juillet 2005), ils observent que l’expropriation indirecte est un mécanisme qui permet à l’autorité publique d’acquérir un bien en toute illégalité, ce qui n’est pas admissible dans un Etat de droit.<br />
72. A la lumière de ces considérations, les requérants demandent à la Cour de constater la violation de l’article 1 du Protocole no 1.</p>
<p><i>2.  Appréciation de la Cour</p>
<p></i>73. La Cour rappelle d’emblée qu’elle a joint au fond l’exception du Gouvernement tirée du non-épuisement des voies de recours internes.<br />
74. Les parties s’accordent pour dire qu’il y a eu « privation de propriété ».<br />
75. La Cour rappelle que, pour déterminer s’il y a eu privation de biens au sens de la deuxième phrase du premier alinéa de l’article 1 du Protocole no 1, il faut non seulement examiner s’il y a eu dépossession ou expropriation formelle, mais encore regarder au-delà des apparences et analyser la réalité de la situation litigieuse. La Convention visant à protéger des droits « concrets et effectifs », il importe de rechercher si ladite situation équivalait à une expropriation de fait (<i>Sporrong et Lönnroth c. Suède</i>, arrêt du 23 septembre 1982, série A no 52, pp. 24-25, § 63).<br />
76. Elle rappelle que l’article 1 du Protocole no 1 exige, avant tout et surtout, qu’une ingérence de l’autorité publique dans la jouissance du droit au respect des biens soit légale. La prééminence du droit, l’un des principes fondamentaux d’une société démocratique, est inhérente à l’ensemble des articles de la Convention (<i>Iatridis c. Grèce</i> [GC], no 31107/96, § 58, CEDH 1999-II). Le principe de légalité signifie l’existence de normes de droit interne suffisamment accessibles, précises et prévisibles (<i>Hentrich c. France</i>, arrêt du 22 septembre 1994, série A no 296-A, pp. 19 &#8211; 20, § 42, et <i>Lithgow et autres c. Royaume-Uni</i>, arrêt du 8 juillet 1986, série A no 102, p. 47, § 110).<br />
77.<b> </b>La Cour reste convaincue que l’existence, en tant que telle, d’une base légale ne suffit pas à satisfaire au principe de légalité et estime utile de se pencher sur la question de la qualité de la loi.<br />
78. La Cour<b> </b>prend note de l’évolution jurisprudentielle qui a conduit à l’élaboration du principe de l’expropriation indirecte. Elle relève également que ce principe a été transposé dans des textes de loi, tels que la loi no 458 de 1988, et, tout dernièrement, dans le Répertoire des dispositions en matière d’expropriation. Ceci étant, la Cour ne perd pas de vue les applications contradictoires relevées dans l’historique de la jurisprudence, et note également des contradictions entre la jurisprudence et les textes de loi écrits susmentionnés. Ce point de vue a d’ailleurs été adopté par le Conseil d’Etat (paragraphe 47 ci-dessus) qui, dans son arrêt no 2 de 2005 rendu en séance plénière, a reconnu que le principe jurisprudentiel de l’expropriation indirecte n’a jamais donné lieu à une réglementation stable, complète et prévisible.<br />
79. En outre, la Cour constate que, dans tous les cas, l’expropriation indirecte tend à entériner une situation de fait découlant des illégalités commises par l’administration, tend à régler les conséquences pour le particulier et l’administration, et permet à cette dernière de tirer bénéfice de son comportement illégal. Que ce soit en vertu d’un principe jurisprudentiel ou d’un texte de loi comme l’article 43 du Répertoire, l’expropriation indirecte ne saurait donc constituer une alternative à une expropriation en bonne et due forme (voir, sur ce point également, la position du Conseil d’Etat, au paragraphe 47 ci-dessus).<br />
80. En tout état de cause, la Cour est appelée à vérifier si la manière dont le droit interne est interprété et appliqué produit des effets conformes aux principes de la Convention.<br />
81. La Cour constate qu’en l’espèce les requérants ont perdu la disponibilité du terrain qui a été occupé en 1981 et qui a été transformé de manière irréversible à la suite de la réalisation de l’ouvrage public. Selon la Cour de cassation l’occupation est devenue sans titre à compter de 1985 et à cette même date les requérants ont été privés de leurs biens. La procédure devant les juridictions internes ne s’est pas encore conclue, étant donné qu’elle est toujours pendante devant la cour d’appel.<br />
82. A défaut d’un acte formel de transfert de propriété, et à défaut d’un jugement national déclarant qu’un tel transfert doit se considérer comme ayant eu lieu (<i>Carbonara et Ventura c. Italie</i>, précité, § 80) et éclaircissant une fois pour toutes les circonstances exactes de celui-ci, la Cour estime que la perte de toute disponibilité du terrain en cause, combinée avec l’impossibilité jusqu’à ici de remédier à la situation incriminée a engendré des conséquences assez graves pour que les requérants aient subi une expropriation de fait incompatible avec leur droit au respect de leurs biens (<i>Papamichalopoulos et autres c. Grèce</i>, arrêt du 24 juin 1993, série A no 260-B, § 45) et non conforme au principe de prééminence du droit.<br />
83. En conclusion, l’exception tirée du non-épuisement des voies de recours internes ne saurait être retenue et il y a eu violation de l’article 1 du Protocole no 1.</p>
<p>II.  SUR L’APPLICATION DE L’ARTICLE 41 DE LA CONVENTION</p>
<p>84. Aux termes de l’article 41 de la Convention,</p>
<p>« Si la Cour déclare qu’il y a eu violation de la Convention ou de ses Protocoles, et si le droit interne de la Haute Partie contractante ne permet d’effacer qu’imparfaitement les conséquences de cette violation, la Cour accorde à la partie lésée, s’il y a lieu, une satisfaction équitable. »<br />
85. Au titre de préjudice matériel, les requérants sollicitent la restitution du terrain, ce qui selon eux constituerait la forme de réparation idéale. A défaut de restitution, les requérants demandent le versement d’une somme égale à la valeur vénale du terrain réévaluée au juillet 2005, à savoir 1 151 465,50 EUR.<br />
86. En outre, ils réclament la somme de 2 200 263,26 EUR pour non-jouissance du terrain.<br />
87. Quant au préjudice moral, les requérants demandent un montant global de 360 000 EUR.<br />
88. Enfin, les requérants demandent la somme de 19 772,21 pour frais de procédure devant les juridictions nationales, ainsi que la somme de 21 380,16 pour frais de procédure devant la Cour.<br />
89. Le Gouvernement conteste d’emblée les modalités de calcul du dommage matériel employées dans les arrêts <i>Belvedere Alberghiera S.r.l. c. Italie </i>(satisfaction équitable, no 31524/96, 30 octobre 2003) et <i>Carbonara et Ventura c. Italie</i> (satisfaction équitable, no 24638/94, 11 décembre 2003).<br />
90. En outre, le Gouvernement conteste l’évaluation de la valeur vénale du terrain effectuée par les requérants et estime qu’en tout état de cause la somme réclamée par les requérants serait excessive.<br />
91. S’agissant du dommage moral, le Gouvernement fait valoir qu’un tel dommage dépend de la durée excessive de la procédure devant les juridictions nationales. Par conséquent, le Gouvernement soutient que le versement d’une quelconque somme au titre d’indemnisation du dommage moral est subordonné à l’épuisement du remède Pinto.<br />
92. Quant<i> </i>aux frais de la procédure devant les juridictions nationales, le Gouvernement soutient que ceux-ci doivent être remboursés dans le cadre de cette dernière procédure et non pas de celle devant la Cour.<br />
93. S’agissant des frais de la procédure à Strasbourg, le Gouvernement soutient que les requérants ont quantifié ceux-ci de manière vague et imprécise.<br />
94. La Cour estime que la question de l’application de l’article 41 ne se trouve pas en état. En conséquence, elle la réserve et fixera la procédure ultérieure, compte tenu de la possibilité que le Gouvernement et les requérants parviennent à un accord.</p>
<p>PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L’UNANIMITÉ,</p>
<p>1.  <i>Joint au fond</i> l’exception préliminaire du Gouvernement et la rejette  ;</p>
<p>2.  <i>Déclare</i> la requête recevable ;</p>
<p>3.  <i>Dit</i> qu’il y a eu violation de l’article 1 du Protocole no 1 ;</p>
<p>4.  <i>Dit</i> que la question de l’application de l’article 41 de la Convention ne se trouve pas en état ; en conséquence,<br />
a)  la <i>réserve</i> en entier ;<br />
b) <i> invite</i> le Gouvernement et les requérants à lui adresser par écrit, dans les trois mois à compter du jour où l’arrêt sera devenu définitif conformément à l’article 44 § 2 de la Convention, leurs observations sur cette question et notamment à lui donner connaissance de tout accord auquel ils pourraient aboutir ;<br />
   c) <i>réserve</i> la procédure ultérieure et <i>délègue</i> le président de la chambre le soin de la fixer au besoin.<br />
Fait en français, puis communiqué par écrit le 30 mars 2006 en application de l’article 77 §§ 2 et 3 du règlement.<br />
	Santiago QUESADA<BE>		Greffier adjoint<br />
 Christos ROZAKIS<br />
Président</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-europea-dei-diritti-delluomo-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte Europea dei Diritti dell&#8217;Uomo &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Corte di Giustizia delle Comunita&#8217; Europee &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</title>
		<link>https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-di-giustizia-delle-comunita-europee-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Redazione Giustamm.it]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2006 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-di-giustizia-delle-comunita-europee-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte di Giustizia delle Comunita&#8217; Europee &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a></p>
<p>Pres. A. ROSAS – Rel. S. VON BAHR – nel procedimento C-451/03, Servizi Ausiliari Dottori Commercialisti. 1. Comunità europea &#61485; Diritto comunitario &#61485; Artt. 43 e 49 Trattato CE – Libertà di stabilimento – Libera prestazione dei servizi – Legge n. 241/1997 – Centri di assistenza fiscale – Attribuzione di</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-di-giustizia-delle-comunita-europee-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte di Giustizia delle Comunita&#8217; Europee &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #808080;">Pres. A. ROSAS – Rel. S. VON BAHR – <br />nel procedimento C-451/03, Servizi Ausiliari Dottori Commercialisti.</span></p>
<hr />
<p><span style="color: #333333;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #ff0000;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">1.	Comunità europea &#61485; Diritto comunitario &#61485; Artt. 43 e 49 Trattato CE – Libertà di stabilimento – Libera prestazione dei servizi – Legge n. 241/1997 – Centri di assistenza fiscale – Attribuzione di talune attività in via esclusiva – Accesso al mercato di soggetti stabiliti in altri Stati membri – Impossibilità – Prestazione di servizi da parte di soggetti con sede in altri Stati membri – Impossibilità – Incompatibilità col diritto comunitario.																																																																																												</p>
<p>2.	Comunità europea &#61485; Diritto comunitario &#61485; Art. 87 Trattato CE – Aiuti di Stato – Legge n. 241/1997 – Centri di assistenza fiscale – Compensi a carico del bilancio dello Stato – Mancata equiparazione agli obblighi di pubblico servizio imposti – Mancanza di un’analisi dei costi sostenuti – Sono aiuti vietati.</span></span></span></p>
<hr />
<p>1.	Gli articoli 43 e 49 del Trattato CE ostano a una normativa nazionale che attribuisce ai centri di assistenza fiscale lo svolgimento di talune attività in via esclusiva impedendo di fatto l’accesso al mercato da parte di soggetti stabiliti in altri Stati membri e la prestazione di servizi da parte di soggetti aventi sede in altri Stati membri.																																																																																												</p>
<p>2.	Costituisce un aiuto vietato dall’art. 87 del Trattato CE l’erogazione di compensi ai centri di assistenza fiscale quando questa è posta a carico del bilancio dello Stato; non è equiparata agli obblighi di pubblico servizio imposti ai centri medesimi; non è calcolata sulla base di un’analisi dei costi sostenuti da un’impresa media, gestita in modo efficiente e adeguatamente dotata di mezzi, tenendo conto degli introiti ricavati e di un ragionevole margine di utile.</p>
<hr />
<p><span style="color: #808080;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p align=center>SENTENZA DELLA CORTE (Terza Sezione)<br />
30 marzo 2006</p>
<p></p>
<p align=justify>
Nel procedimento C-451/03,<br />
avente ad oggetto la domanda di pronuncia pregiudiziale proposta alla Corte, ai sensi dell’art. 234 CE, dalla la Corte d’appello di Milano con decisione 15 ottobre 2003, pervenuta in cancelleria il 27 ottobre 2003, nella causa<br />
<b>Servizi Ausiliari Dottori Commercialisti Srl</b><br />
contro<br />
<b>Giuseppe Calafiori,</b><br />
con l’intervento di:<br />
<b>Pubblico Ministero</b>,</p>
<p align=center>LA CORTE (Terza Sezione),</p>
<p></p>
<p align=justify>
composta dal sig. A. Rosas, presidente di sezione, dai sigg. J. Malenovský, S. von Bahr (relatore), A. Borg Barthet e U. Lõhmus, giudici,<br />
avvocato generale: sig. D. Ruiz Jarabo Colomer<br />
cancelliere: sig.ra M. Ferreira, amministratore principale<br />
vista la fase scritta del procedimento e in seguito all’udienza del 25 maggio 2005,<br />
considerate le osservazioni presentate:<br />
–       per la Servizi Ausiliari Dottori Commercialisti Srl, dagli avv.ti F. Capelli e M. Valcada;<br />
–       per il governo italiano, dal sig. I.M. Braguglia, in qualità di agente, assistito dal sig. D. Del Gaizo, avvocato dello Stato;<br />
–       per la Commissione delle Comunità europee, dai sigg. E. Traversa e V. Di Bucci, in qualità di agenti,<br />
sentite le conclusioni dell’avvocato generale, presentate all’udienza del 28 giugno 2005,<br />
ha pronunciato la seguente<br />
<b></p>
<p align=center>Sentenza</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b>1       La domanda di pronuncia pregiudiziale verte sull’interpretazione degli artt. 4 CE, 10 CE, 82 CE, 86 CE e 98 CE in materia di concorrenza, degli artt. 43 CE, 48 CE e 49 CE in materia di diritto di stabilimento e di libera prestazione dei servizi, e dell’art. 87 CE in materia di aiuti di Stato.<br />
2       Questa domanda è stata presentata nell’ambito di una controversia tra la società Servizi Ausiliari Dottori Commercialisti Srl (in prosieguo: l’«ADC Servizi») e il sig. Calafiori, notaio, relativamente al rifiuto di quest’ultimo di procedere all’iscrizione nel registro delle imprese di Milano della decisione adottata dall’assemblea generale di tale società di modificare lo statuto di quest’ultima.<br />
<b> Ambito normativo nazionale<br />
</b>3       L’ambito normativo nazionale, quale risulta dalla decisione di rinvio, può essere riassunto nel modo seguente.<br />
4       Il decreto legislativo 9 luglio 1997 n. 241, come integrato dal decreto legislativo 28 dicembre 1998, n. 490 (in prosieguo: il «decreto legislativo n. 241/97»), riserva esclusivamente ai centri di assistenza fiscale (in prosieguo: i «CAF») il diritto di esercitare determinate attività di consulenza e di assistenza in materia tributaria, tra le quali rientrano le attività relative alla dichiarazione annuale dei redditi dei lavoratori dipendenti e assimilati.<br />
5       L’art. 34, n. 4, del decreto legislativo n. 241/97 attribuisce una competenza esclusiva ai CAF per la liquidazione della dichiarazione dei redditi presentata in base ad un modello semplificato (modello 730), compresa la consegna al contribuente di una copia della dichiarazione elaborata e del prospetto di liquidazione delle imposte, nonché la comunicazione ai sostituti d’imposta del risultato della dichiarazione ai fini del conguaglio in sede di ritenuta d’acconto e l’invio delle dichiarazioni all’amministrazione finanziaria.<br />
6       L’art. 35, n. 2, lett. b), del decreto legislativo n. 241/97 riserva inoltre ai CAF la verifica della conformità alla documentazione allegata dei dati indicati nelle dichiarazioni.<br />
7       I CAF devono essere costituiti sotto forma di società di capitali che esercitano la loro attività previa autorizzazione del Ministero delle Finanze. Essi possono essere costituiti solo dai soggetti indicati agli artt. 32 e 33 del decreto legislativo n. 241/97. Si tratta, in particolare, o di associazioni datoriali o di organizzazioni sindacali ovvero di organizzazioni territoriali da esse delegate aventi complessivamente almeno 50 000 aderenti, o di sostituti d’imposta, aventi complessivamente almeno 50 000 dipendenti, o ancora di associazioni di lavoratori promotrici di istituti di patronato aventi complessivamente almeno 50 000 aderenti. Per quanto riguarda alcuni dei soggetti menzionati nel decreto legislativo n. 241/97, risulta che la possibilità di istituire CAF è limitata a quelli che sono stabiliti in Italia.<br />
8       Inoltre, l’art. 33, n. 2, del decreto legislativo n. 241/97 prevede che i CAF designino uno o più responsabili dell’assistenza fiscale da individuare tra gli iscritti nell’albo dei dottori commercialisti o in quello dei ragionieri.<br />
9       La normativa di cui è causa prevede, per le attività riservate ai CAF, il versamento a questi ultimi di un compenso, a carico del bilancio dello Stato, fissato inizialmente a ITL 25 000 per ciascuna dichiarazione elaborata e trasmessa, successivamente elevato a circa EUR 14.<br />
<b> La causa principale<br />
</b>10     L’ADC Servizi, con sede a Milano, aveva ad oggetto l’assistenza e la consulenza in materia contabile e amministrativa.<br />
11     Il 25 febbraio 2003, l’assemblea generale straordinaria di questa società ha deciso di approvare l’adozione di un nuovo statuto per tener conto del fatto che la società esercitava anche attività di assistenza fiscale per le imprese, per i lavoratori dipendenti ed assimilati, nonché per i pensionati.<br />
12     Il notaio verbalizzante, sig. Calafiori, ha rifiutato di procedere all’iscrizione di questa decisione nel registro delle imprese di Milano, ritenendo che la modifica dello statuto, con la quale si autorizzava la società ad esercitare le dette attività di assistenza fiscale, fosse incompatibile con l’art. 34 del decreto legislativo n. 241/97.<br />
13     L’ADC Servizi ha chiesto al Tribunale di Milano di ordinare l’iscrizione della detta decisione nel registro delle imprese di Milano. Con ordinanza 15 maggio 2003 questo giudice ha respinto il ricorso.<br />
14     L’ADC Servizi ha impugnato questa ordinanza dinanzi alla Corte d’appello di Milano facendo valere che le disposizioni del decreto legislativo n. 241/97, in quanto riservano esclusivamente ai CAF talune attività di consulenza e di assistenza fiscale, sono incompatibili con il Trattato CE.<br />
15     La Corte d’appello di Milano ritiene che la soluzione della controversia dinanzi ad essa pendente sollevi questioni relative all’interpretazione del diritto comunitario.<br />
16     Essa indica, innanzi tutto, che i lavoratori dipendenti, i pensionati ed i soggetti assimilati sono indotti a rivolgersi ai CAF anche per questioni che non sono riservate a questi organismi dalla normativa di cui è causa, il che ha per effetto di falsare il gioco della concorrenza su questo mercato. Pertanto, il sistema venutosi così a creare sarebbe in contrasto con gli artt. 10 CE, 81 CE, 82 CE e 86 CE.<br />
17     La Corte d’appello di Milano rileva poi che il fatto di riservare esclusivamente la liquidazione e la presentazione delle dichiarazioni dei redditi ad alcuni soggetti dotati di particolari requisiti costituisce non solo per l’operatore economico nazionale, ma anche per l’operatore stabilito in un altro Stato membro, un ostacolo all’esercizio della sua attività tale da poter rappresentare una restrizione vietata dagli artt. 43 CE, 48 CE e 49 CE.<br />
18     Infine, secondo il detto giudice nazionale, il compenso menzionato al punto 9 della presente sentenza, esclusivamente riservato ai CAF a carico del bilancio dello Stato, sembra cadere nel divieto di cui agli artt. 87 CE e 88 CE. <br />
<b> Le questioni pregiudiziali<br />
</b>19     Sulla base di queste considerazioni, la Corte d’appello di Milano ha deciso di sospendere il procedimento e di sottoporre alla Corte le seguenti questioni:<br />
«1)      Se gli artt. 4 [CE], 10 [CE], 82 [CE], 86 [CE] e 98 [CE] (&#8230;) debbano essere interpretati in modo da ritenere che ostino ad una disciplina nazionale, quale quella risultante dal [decreto legislativo n. 241/97], in riferimento anche al T.U. delle imposte sui redditi (D.P.R. [decreto del Presidente della Repubblica] 22 dicembre 1986, n. 917) ed alla [legge] 30 dicembre 1991, n. 413, che riserva in via esclusiva il diritto di svolgere alcune attività di consulenza tributaria ad un’unica categoria di soggetti, i (&#8230;) CAF, negando agli altri operatori economici del settore, pur in possesso di un’abilitazione all’esercizio della professione in materia di consulenza fiscale e contabile (dottori, ragionieri commercialisti, avvocati, nonché consulenti del lavoro), l’esercizio a parità di condizioni e modalità di svolgimento di quelle stesse attività riservate ai [CAF].<br />
2)      Se gli artt. 43 [CE], 48 [CE] e 49 [CE] (&#8230;) debbano essere interpretati in modo da ritenere che essi ostino ad una disciplina nazionale, quale quella risultante dal [decreto legislativo n. 241/97], in riferimento anche al T.U. delle imposte sui redditi (D.P.R. [&#8230;] n. 917) ed alla [legge] 30 dicembre 1991, n. 413, che riserva in via esclusiva il diritto di svolgere alcune attività di consulenza tributaria ad un’unica categoria di soggetti, i (&#8230;) CAF, negando agli altri operatori economici del settore, pur in possesso di un’abilitazione all’esercizio della professione in materia di consulenza fiscale e contabile (dottori, ragionieri commercialisti, avvocati, nonché consulenti del lavoro), l’esercizio a parità di condizioni e modalità di svolgimento di quelle stesse attività riservate ai [CAF].<br />
3)      Se l’art. 87 [CE] (&#8230;) debba essere interpretato in modo da ritenere che costituisca aiuto di Stato una misura quale quella risultante dalla disciplina del [decreto legislativo n. 241/97], ed in particolare dall’art. 38 dello stesso, che prevede a favore dei CAF compensi a carico del bilancio dello Stato per le attività di cui al comma 4 dell’art. 34 e per le attività di cui al comma 2 dell’art. 37 del [decreto legislativo] n. 241».<br />
<b> Sulla prima questione<br />
</b>20     In via preliminare, occorre indicare che gli artt. 4 CE e 98 CE definiscono i principi fondamentali della politica economica del sistema comunitario ed evocano il contesto in cui si inseriscono le regole di concorrenza di cui agli artt. 82 CE e 86 CE. In tale situazione, il riferimento fatto dal giudice nazionale agli artt. 4 CE e 98 CE non richiede una soluzione diversa da quella che sarà data relativamente all’interpretazione degli artt. 82 CE e 86 CE.<br />
21     Si deve pertanto ritenere che il giudice del rinvio con la prima questione chiede in sostanza se gli artt. 82 CE e 86 CE ostino ad una normativa nazionale, quale quella di cui trattasi nella causa principale, che riserva esclusivamente ai CAF il diritto di esercitare talune attività di consulenza e di assistenza in materia fiscale.<br />
22     Al riguardo occorre ricordare che, conformemente all’art. 82 CE, è vietato lo sfruttamento abusivo da parte di una o più imprese di una posizione dominante sul mercato comune o su una parte sostanziale di questo.<br />
23     Occorre anche precisare che il semplice fatto di creare una posizione dominante mediante la concessione di diritti speciali o esclusivi ai sensi dell’art. 86, n. 1, CE non è, in sé e per sé, incompatibile con l’art. 82 CE. Uno Stato membro viola i divieti sanciti da queste due disposizioni solo quando l’impresa di cui trattasi è indotta, con il mero esercizio di diritti speciali o esclusivi che le sono attribuiti, a sfruttare abusivamente la sua posizione dominante, o quando questi diritti sono idonei a creare una situazione in cui l’impresa è indotta a commettere tali abusi (sentenza 25 ottobre 2001, causa C 475/99, Ambulanz Glöckner, Racc. pag. I 8089, punto 39).<br />
24     Di conseguenza, occorre accertare non solo se la normativa nazionale abbia per effetto di concedere ai CAF diritti speciali o esclusivi ai sensi dell’art. 86, n. 1, CE, ma anche se una tale normativa abbia potuto comportare un abuso di posizione dominante.<br />
25     Orbene, occorre rilevare che, indipendentemente dalla questione se siffatti diritti speciali o esclusivi siano stati conferiti ai CAF dalla normativa nazionale, né la decisione di rinvio né le osservazioni scritte forniscono alla Corte gli elementi di fatto e di diritto che le consentirebbero di determinare se siano soddisfatte le condizioni relative all’esistenza di una posizione dominante o di un comportamento abusivo, ai sensi dell’art. 82 CE.<br />
26     In tale contesto, la Corte non è in grado di risolvere utilmente la prima questione.<br />
<b> Sulla seconda questione<br />
</b>27     Con la seconda questione, il giudice del rinvio chiede in sostanza se gli artt. 43 CE e 49 CE si oppongano ad una normativa nazionale quale quella di cui trattasi nella causa principale che riserva esclusivamente ai CAF il diritto di esercitare talune attività di consulenza e di assistenza in materia fiscale.<br />
28     In via preliminare, occorre indicare che il governo italiano fa valere che tale questione è irricevibile, in quanto l’insieme degli elementi dell’attività di cui trattasi nella causa principale si colloca all’interno di un solo Stato membro.<br />
29     A tal riguardo si deve rilevare che una soluzione può tuttavia risultare utile al giudice del rinvio, in particolare nell’ipotesi in cui il suo diritto nazionale imponga, in un procedimento come quello in esame, di far beneficiare un cittadino italiano degli stessi diritti di cui godrebbe, in base al diritto comunitario, un cittadino di un altro Stato membro nella medesima situazione (v. ordinanza 17 febbraio 2005, causa C 250/03, Mauri, Racc. pag. I 1267, punto 21).<br />
30     Occorre quindi esaminare se le disposizioni del Trattato, di cui è chiesta l’interpretazione, si oppongano all’applicazione di una normativa nazionale quale quella di cui trattasi nella causa principale, laddove essa verrebbe applicata a soggetti che risiedono in altri Stati membri.<br />
31     In via preliminare, va ricordato che gli artt. 43 CE e 49 CE impongono l’abolizione delle restrizioni alla libertà di stabilimento e alla libera prestazione dei servizi e che devono essere considerate come tali tutte le misure che vietano, ostacolano o rendono meno attraente l’esercizio di tale libertà (v., segnatamente, sentenza 15 gennaio 2002, causa C 439/99, Commissione/Italia, Racc. pag. I 305, punto 22).<br />
32     A tal riguardo, dalla decisione di rinvio risulta che il decreto legislativo n. 241/97 attribuisce una competenza esclusiva ai CAF ad offrire ai contribuenti taluni servizi di consulenza e di assistenza in materia fiscale e, in particolare, servizi di assistenza fiscale ai lavoratori dipendenti e ai soggetti assimilati relativi alla compilazione del modello semplificato della dichiarazione tributaria.<br />
33     Per quanto riguarda la libera prestazione dei servizi, una tale normativa nazionale, riservando queste attività ai CAF, impedisce totalmente l’accesso al mercato dei servizi di cui trattasi agli operatori economici stabiliti in altri Stati membri.<br />
34     Relativamente alla libertà di stabilimento, una tale normativa, limitando la possibilità di costituire CAF a taluni soggetti che soddisfano condizioni tassative e, come risulta dalle informazioni fornite, a taluni di questi soggetti aventi la loro sede in Italia, è idonea a rendere più difficile, se non ad impedire totalmente, l’esercizio da parte degli operatori economici provenienti da altri Stati membri del loro diritto di stabilirsi in Italia al fine di fornire i servizi in questione.<br />
35     In tale contesto, l’attribuzione di una competenza esclusiva ai CAF di offrire taluni servizi di consulenza e assistenza fiscale costituisce una restrizione alla libertà di stabilimento e alla libera prestazione dei servizi, vietata, in via di principio, dagli artt. 43 CE e 49 CE.<br />
36     Le disposizioni della normativa nazionale che limitano la possibilità di creare CAF a taluni soggetti già stabiliti in Italia sono discriminatorie. Siffatte disposizioni possono essere giustificate solo da motivi di ordine pubblico, di pubblica sicurezza o di sanità pubblica, previsti agli artt. 46 CE e 55 CE, che non sono stati fatti valere nella fattispecie (sentenza 29 maggio 2001, causa C 263/99, Commissione/Italia, Racc. pag. I 4195, punto 15).<br />
37     Per contro, le disposizioni della normativa nazionale di cui trattasi che si applicano a qualsiasi persona o impresa che esercita un’attività nel territorio dello Stato membro ospitante possono essere giustificate qualora rispondano a motivi imperativi di interesse pubblico, purché siano idonee a garantire il conseguimento dello scopo perseguito e non vadano oltre quanto necessario per il raggiungimento di questo (v. sentenza 17 ottobre 2002, causa C 79/01, Payroll e a., punto 28 e giurisprudenza citata).<br />
38     A tal riguardo occorre rilevare che l’interesse pubblico collegato alla tutela dei destinatari dei servizi di cui trattasi nei confronti del danno che essi potrebbero subire a causa di servizi prestati da soggetti che non abbiano le necessarie qualifiche professionali o morali può giustificare una restrizione alla libertà di stabilimento e alla libera prestazione dei servizi (v., in tal senso, sentenza 25 luglio 1991, causa C 76/90, Säger, Racc. pag. I 4221, punti 15 17).<br />
39     Ora, come l’avvocato generale ha sottolineato al paragrafo 49 delle sue conclusioni, taluni dei servizi riservati ai CAF, come la consegna di una copia della dichiarazione tributaria e del progetto di liquidazione delle imposte, l’invio delle dichiarazioni tributarie all’amministrazione finanziaria nonché la comunicazione ai sostituti d’imposta del risultato finale delle dichiarazioni, hanno essenzialmente un carattere semplice e non richiedono qualifiche professionali specifiche.<br />
40     È evidente che la natura di questi servizi non può giustificare una limitazione del loro esercizio ai soli titolari di una qualifica professionale specifica.<br />
41     Se taluni compiti riservati ai CAF risultano invece più complessi, ossia, in particolare, il controllo della conformità dei dati esposti nella dichiarazione tributaria alla documentazione allegata, non sembra che gli organismi autorizzati a costituire CAF offrano garanzie di competenze professionali specifiche al fine di svolgere questi compiti.<br />
42     Come risulta dalla decisione di rinvio, conformemente all’art. 33, n. 2, del decreto legislativo n. 241/97, i CAF designano le persone responsabili dello svolgimento di tali compiti tra gli iscritti nell’albo dei dottori commercialisti o in quello dei ragionieri, ossia di professionisti che non possono offrire, in nome proprio, i servizi riservati ai CAF.<br />
43     Alla luce di queste circostanze, non sembra che le disposizioni del decreto legislativo n. 241/97, attribuendo una competenza esclusiva ai CAF ad offrire taluni servizi di consulenza ed assistenza in materia tributaria, siano idonee a garantire l’interesse pubblico menzionato al punto 38 della presente sentenza.<br />
44     All’udienza, il governo italiano ha fatto valere che la normativa nazionale di cui trattasi è, in ogni caso, giustificata in forza degli artt. 45, primo comma, CE, e 55 CE in base ai quali la libertà di stabilimento e la libera prestazione dei servizi non si applicano alle attività che partecipano all’esercizio dei pubblici poteri.<br />
45     A tal riguardo occorre ricordare che gli artt. 45 CE e 55 CE, ponendo una deroga alla regola fondamentale della libertà di stabilimento, sono soggetti a un’interpretazione che limita la loro portata a quanto è strettamente necessario per tutelare gli interessi che le stesse norme permettono agli Stati membri di proteggere (sentenze 15 marzo 1988, causa 147/86, Commissione/Grecia, Racc. pag. 1637, punto 7, e 29 ottobre 1998, causa C 114/97, Commissione/Spagna, Racc. pag. I 6717, punto 34).<br />
46     Pertanto, secondo una giurisprudenza costante, la deroga prevista da questi articoli va limitata alle attività che, considerate di per sé, costituiscono una partecipazione diretta e specifica all’esercizio di pubblici poteri (sentenze 21 giugno 1974, causa 2/74, Reyners, Racc. pag. 631, punto 45; 13 luglio 1993, causa C 42/92, Thijssen, Racc. pag. I 4047, punto 8; Commissione/Spagna, cit., punto 35, e 31 maggio 2001, causa C 283/99, Commissione/Italia, Racc. pag. I 4363, punto 20).<br />
47     Occorre constatare che il controllo della conformità dei dati esposti nella dichiarazione alla documentazione allegata, anche se in realtà raramente viene rimesso in discussione dall’amministrazione finanziaria, non costituisce una partecipazione diretta e specifica all’esercizio di pubblici poteri, ma una misura destinata a preparare o a facilitare lo svolgimento dei compiti che spettano all’amministrazione finanziaria.<br />
48     Lo stesso vale per quanto riguarda gli altri compiti, indicati agli artt. 34 e 35 del decreto legislativo n. 241/97 e menzionati dal giudice nazionale nella sua decisione di rinvio, ossia la consegna al contribuente di una copia della dichiarazione elaborata e del progetto di liquidazione delle imposte, nonché la comunicazione ai sostituti d’imposta del risultato finale delle dichiarazioni e l’invio delle dichiarazioni all’amministrazione finanziaria.<br />
49     Occorre quindi constatare che attività riservate ai CAF quali quelle cui si fa riferimento nella decisione di rinvio non rientrano nella deroga di cui agli artt. 45 CE e 55 CE.<br />
50     Tenuto conto di quanto precede, occorre risolvere la seconda questione dichiarando che gli artt. 43 CE e 49 CE devono essere interpretati nel senso che si oppongono ad una normativa nazionale, quale quella di cui trattasi nella causa principale, che riserva esclusivamente ai CAF il diritto di esercitare talune attività di consulenza e di assistenza in materia fiscale.<br />
<b> Sulla terza questione<br />
</b>51     In via preliminare, occorre indicare che, nella terza questione, il giudice del rinvio fa riferimento al tempo stesso alle disposizioni dell’art. 38 del decreto legislativo n. 241/97 relative al versamento di compensi a favore dei CAF, a quelle dell’art. 34, n. 4, di questo stesso decreto relative alle attività di assistenza fiscale prestate dai CAF e a quelle dell’art. 37, n. 2, del detto decreto relative alle attività di assistenza fiscale prestate da altri soggetti.<br />
52     Orbene, la motivazione della decisione di questo stesso giudice riguarda il versamento di compensi a favore dei CAF.<br />
53     In tale contesto occorre limitare l’esame della terza questione ai compensi versati ai CAF conformemente agli artt. 34, n. 4, e 38, n. 1, del decreto legislativo n. 241/97.<br />
54     Occorre quindi constatare che, con la terza questione, il giudice del rinvio chiede, in sostanza, se compensi quali quelli percepiti dai CAF per l’elaborazione e l’invio di una dichiarazione tributaria, conformemente agli artt. 34, n. 4, e 38, n. 1, del decreto legislativo n. 241/97 costituiscano un aiuto di Stato ai sensi dell’art. 87, n. 1, CE.<br />
55     In via preliminare occorre anche ricordare che, secondo una costante giurisprudenza, la qualificazione di «aiuto» richiede che sussistano tutti i presupposti previsti da tale disposizione (v. sentenze 21 marzo 1990, causa C 142/87, Belgio/Commissione, detta «Tubemeuse», Racc. pag. I 959, punto 25; 14 settembre 1994, cause riunite da C 278/92 a C 280/92, Spagna/Commissione, Racc. pag. I 4103, punto 20; 16 maggio 2002, causa C 482/99, Francia/Commissione, Racc. pag. I 4397, punto 68, nonché 24 luglio 2003, causa C 280/00, Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, Racc. pag. I 7747, punto 74).<br />
56     Innanzi tutto, deve trattarsi di un intervento dello Stato o effettuato mediante risorse statali. In secondo luogo, tale intervento deve poter incidere sugli scambi tra Stati membri. In terzo luogo, deve concedere un vantaggio al suo beneficiario. In quarto luogo, deve falsare o minacciare di falsare la concorrenza.<br />
57     Per quanto riguarda il primo presupposto, questo è soddisfatto poiché i compensi di cui all’art. 38, n. 1, del decreto legislativo n. 241/97 sono a carico del bilancio dello Stato.<br />
58     Per quanto riguarda il secondo presupposto, occorre rilevare che importi rilevanti possono essere versati ai CAF a titolo dell’art. 38, n. 1, del decreto legislativo n. 241/97 e che operatori economici provenienti da altri Stati membri potrebbero essere autorizzati a creare CAF che beneficino di questi importi. In tali circostanze, il provvedimento in questione può incidere sugli scambi commerciali tra gli Stati membri.<br />
59     Per quanto riguarda il terzo e il quarto presupposto, occorre ricordare che vengono considerati aiuti gli interventi che, sotto qualsiasi forma, sono atti a favorire direttamente o indirettamente determinate imprese o che devono ritenersi un vantaggio economico che l’impresa beneficiaria non avrebbe ottenuto in condizioni normali di mercato (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 84).<br />
60     Per contro, nei limiti in cui un intervento statale deve essere considerato come una compensazione diretta a rappresentare la contropartita delle prestazioni effettuate dalle imprese beneficiarie per assolvere obblighi di servizio pubblico, cosicché tali imprese non traggono, in realtà, un vantaggio finanziario e il suddetto intervento non ha quindi l’effetto di collocarle in una posizione concorrenziale più favorevole rispetto a quelle che fanno loro concorrenza, tale intervento non ricade nell’ambito di applicazione dell’art. 87, n. 1, CE (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 87).<br />
61     Tuttavia, affinché, in un caso concreto, una siffatta compensazione possa sottrarsi alla qualificazione di aiuto di Stato, devono ricorrere taluni presupposti (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 88).<br />
62     In primo luogo, l’impresa beneficiaria di una siffatta compensazione deve essere effettivamente incaricata dell’adempimento di obblighi di servizio pubblico e tali obblighi devono essere definiti in modo chiaro (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 89).<br />
63     A tal riguardo, non è escluso che uno Stato membro possa qualificare come «servizio pubblico» i servizi di assistenza fiscale forniti dai CAF, conformemente all’art. 34, n. 4, del decreto legislativo n. 241/97, ai lavoratori dipendenti e assimilati, i quali sono diretti ad aiutare i contribuenti ad adempiere i loro obblighi tributari ed a facilitare lo svolgimento dei compiti che incombono alle autorità fiscali.<br />
64     In secondo luogo, i parametri sulla base dei quali viene calcolata la compensazione devono essere previamente definiti in modo obiettivo e trasparente, al fine di evitare che essa comporti un vantaggio economico atto a favorire l’impresa beneficiaria rispetto a imprese concorrenti (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 90).<br />
65     A tal riguardo, il compenso che è stato fissato a circa EUR 14 per ogni dichiarazione elaborata e inviata all’amministrazione finanziaria sembra idoneo a soddisfare tale presupposto.<br />
66     In terzo luogo, la compensazione non può eccedere quanto necessario per coprire interamente o in parte i costi originati dall’adempimento degli obblighi di servizio pubblico, tenendo conto dei relativi introiti nonché di un margine di utile ragionevole per il suddetto adempimento (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 92).<br />
67     In quarto luogo, la compensazione dovrebbe essere determinata sulla base di un’analisi dei costi che un’impresa media, gestita in modo efficiente e adeguatamente dotata di mezzi necessari al fine di poter soddisfare le esigenze di servizio pubblico richieste, avrebbe dovuto sopportare per adempiere tali obblighi, tenendo conto dei relativi introiti nonché di un margine di utile ragionevole per l’adempimento dei detti obblighi (sentenza Altmark Trans e Regierungspräsidium Magdeburg, cit., punto 93)<br />
68     L’esame di questi due ultimi presupposti relativi al livello dei compensi di cui è causa richiede una valutazione dei fatti della causa principale.<br />
69     A tal riguardo occorre ricordare che la Corte non è competente a pronunciarsi sui fatti della causa principale o ad applicare a provvedimenti o a situazioni nazionali le norme comunitarie di cui essa ha fornito l’interpretazione, dato che tali questioni rientrano nella competenza esclusiva del giudice nazionale (v. sentenze 19 dicembre 1968, causa 13/68, Salgoil, Racc. pag. 601, in particolare pag. 612; 23 gennaio 1975, causa 51/74, Van der Hulst, Racc. pag. 79, punto 12; 8 febbraio 1990, causa C 320/88, Shipping and Forwarding Enterprise Safe, Racc. pag. I 285, punto 11; 5 ottobre 1999, cause riunite C 175/98 e C 177/98, Lirussi e Bizzaro, Racc. pag. I 6881, punto 38, e 15 maggio 2003, causa C 282/00, RAR, Racc. pag. I 4741, punto 47).<br />
70     Spetta quindi al giudice nazionale valutare, alla luce dei fatti della causa principale, se i compensi di cui all’art. 38, n. 1, del decreto legislativo n. 241/97 costituiscano un aiuto di Stato ai sensi dell’art. 87, n. 1, CE.<br />
71     In tale contesto occorre anche indicare che il giudice nazionale non è competente a valutare la compatibilità delle misure di aiuto o di un regime di aiuti con il mercato comune. Questa valutazione rientra nella competenza esclusiva della Commissione delle Comunità europee, sotto il controllo del giudice comunitario (v. sentenze 21 novembre 1991, causa C 354/90, Fédération nationale du commerce extérieur des produits alimentaires et Syndicat national des négociants et transformateurs de saumon, Racc. pag. I 5505, punto 14; 11 luglio 1996, causa C 39/94, SFEI e a., Racc. pag. I 3547, punto 42, e 17 giugno 1999, causa C 295/97, Piaggio, Racc. pag. I 3735, punto 31).<br />
72     Tenuto conto di quanto precede, occorre risolvere la terza questione dichiarando che una misura con cui uno Stato membro prevede il versamento di compensi a carico del bilancio dello Stato a favore di talune imprese incaricate di assistere i contribuenti, per quanto riguarda l’elaborazione e l’invio delle dichiarazioni tributarie all’amministrazione finanziaria, deve essere qualificata come aiuto di Stato dell’art. 87, n. 1, CE allorché: <br />
–       il livello del compenso eccede quanto necessario per coprire interamente o in parte i costi originati dall’adempimento degli obblighi di servizio pubblico, tenendo conto dei relativi introiti nonché di un margine di utile ragionevole per il suddetto adempimento, e<br />
–       il compenso non è determinato sulla base di un’analisi dei costi che un’impresa media, gestita in modo efficiente e adeguatamente dotata di mezzi necessari al fine di poter soddisfare le esigenze di servizio pubblico richieste, avrebbe dovuto sopportare per adempiere tali obblighi, tenendo conto dei relativi introiti nonché di un margine di utile ragionevole per l’adempimento di tali obblighi.<br />
<b> Sulle spese<br />
</b>73     Nei confronti delle parti della causa principale il presente procedimento costituisce un incidente sollevato dinanzi al giudice nazionale, cui spetta quindi statuire sulle spese. Le spese sostenute da altri soggetti per presentare osservazioni alla Corte non possono dar luogo a rifusione.<br />
Per questi motivi, la Corte (Terza Sezione) dichiara:<br />
<b>1)      Gli artt. 43 CE e 49 CE devono essere interpretati nel senso che si oppongono ad una normativa nazionale quale quella di cui trattasi nella causa principale che riserva esclusivamente ai CAF il diritto di esercitare talune attività di consulenza e di assistenza in materia fiscale.<br />
2)      Una misura con cui uno Stato membro prevede il versamento di compensi a carico del bilancio dello Stato a favore di talune imprese incaricate di assistere i contribuenti, per quanto riguarda l’elaborazione e l’invio delle dichiarazioni tributarie all’amministrazione finanziaria, deve essere qualificata come aiuto di Stato a sensi dell’art. 87, n. 1, CE allorché:<br />
–       il livello del compenso eccede quanto necessario per coprire interamente o in parte i costi originati dall’adempimento degli obblighi di servizio pubblico, tenendo conto dei relativi introiti nonché di un margine di utile ragionevole per il suddetto adempimento, e<br />
–       il compenso non è determinato sulla base di un’analisi dei costi che un’impresa media, gestita in modo efficiente e adeguatamente dotata di mezzi necessari al fine di poter soddisfare le esigenze di servizio pubblico richieste, avrebbe dovuto sopportare per adempiere tali obblighi, tenendo conto dei relativi introiti nonché di un margine di utile ragionevole per l’adempimento di tali obblighi</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Corte di Giustizia delle Comunita&#8217; Europee &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</title>
		<link>https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-di-giustizia-delle-comunita-europee-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Redazione Giustamm.it]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2006 22:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Pres. C.W.A. TIMMERMANS – Rel. P. KURIS nel procedimento C-36/04, Spagna c. Consiglio. Comunità europea &#61485; Diritto comunitario &#61485; Art. 230 Trattato CE – Ricorso per annullamento degli atti comunitari – Annullamento parziale – Possibilità – Condizione – Separabilità della parte impugnata dal resto dell’atto – Fattispecie. È irricevibile un</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-di-giustizia-delle-comunita-europee-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte di Giustizia delle Comunita&#8217; Europee &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #808080;">Pres. C.W.A. TIMMERMANS – Rel. P. KURIS<br />  nel procedimento C-36/04, Spagna c. Consiglio.</span></p>
<hr />
<p><span style="color: #333333;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #ff0000;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">Comunità europea &#61485; Diritto comunitario &#61485; Art. 230 Trattato CE – Ricorso per annullamento degli atti comunitari – Annullamento parziale – Possibilità – Condizione – Separabilità della parte impugnata dal resto dell’atto – Fattispecie.</span></span></span></p>
<hr />
<p>È irricevibile un ricorso proposto contro un atto comunitario con cui se ne chieda l’annullamento parziale se la parte impugnata non è separabile dal resto dell’atto e l’annullamento di questa soltanto modifica la sostanza dell’atto stesso (nella fattispecie, era stato impugnato un regolamento censurando le disposizioni che costituivano il nucleo centrale dell’atto).</p>
<hr />
<p><span style="color: #808080;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p align=center>SENTENZA DELLA CORTE (Seconda Sezione)</p>
<p></p>
<p align=justify>
	30-mar-06	<br />	<br />
Nella causa C 36/04,<br />
avente ad oggetto un ricorso d’annullamento, ai sensi dell’art. 230 CE, proposto il 29 gennaio 2004,<br />
<b>Regno di Spagna,</b> rappresentato dalla sig.ra N. Díaz Abad, in qualità di agente, con domicilio eletto in Lussemburgo,<br />
ricorrente,</p>
<p align=center>contro</p>
<p></p>
<p align=justify>
<b>Consiglio dell’Unione europea,</b> rappresentato dai sigg. J. Monteiro e F. Florindo Gijón, in qualità di agenti,<br />
convenuto,<br />
sostenuto da:<br />
<b>Commissione delle Comunità europee,</b> rappresentata dal sig. T. van Rijn e dalla sig.ra S. Pardo Quintillán, in qualità di agenti, con domicilio eletto in Lussemburgo,<br />
interveniente,</p>
<p align=center>LA CORTE (Seconda Sezione),</p>
<p></p>
<p align=justify>
composta dal sig. C.W.A. Timmermans, presidente di Sezione, dal sig. J. Makarczyk, dalla sig.ra R. Silva de Lapuerta, dai sigg. P. K&#363;ris (relatore) e G. Arestis, giudici,<br />
avvocato generale: sig. P. Léger,<br />
cancelliere: sig.ra M. Ferreira, amministratore principale,<br />
vista la fase scritta del procedimento e in seguito alla trattazione orale del 29 settembre 2005,<br />
sentite le conclusioni dell’avvocato generale, presentate all’udienza del 19 gennaio 2006,<br />
ha pronunciato la seguente<br />
<b></p>
<p align=center>Sentenza</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b>1       Con il suo ricorso, il Regno di Spagna domanda l’annullamento degli artt. 3, 4 e 6 del regolamento (CE) del Consiglio 4 novembre 2003, n. 1954, relativo alla gestione dello sforzo di pesca per talune zone e risorse di pesca comunitarie, che modifica il regolamento (CEE) n. 2847/93 e che abroga i regolamenti (CE) n. 685/95 e (CE) n. 2027/95 (GU L 289, pag. 1, in prosieguo: il «regolamento controverso»).<br />
<b> Contesto normativo<br />
</b>2       L’art. 3 del regolamento controverso così dispone:<br />
«1.      Fatte salve le zone definite nell’articolo 6, paragrafo 1, gli Stati membri provvedono a:<br />
a)      valutare il livello dello sforzo di pesca esercitato da pescherecci aventi una lunghezza fuori tutto pari o superiore a 15 metri quale media annuale del periodo dal 1998 al 2002 in ciascuna delle zone CIEM e delle zone COPACE di cui all’articolo 1 per quanto concerne le specie demersali, escluse le specie demersali contemplate dal regolamento (CE) n. 2347/2002 del Consiglio, del 16 dicembre 2002, che stabilisce le disposizioni specifiche di accesso e le relative condizioni per la pesca di stock di acque profonde, e la pesca di cappesante, granciporri e granseole, come previsto nell’allegato del presente regolamento. Per il calcolo dello sforzo di pesca, la capacità di pesca delle navi è misurata in funzione della loro potenza motrice in kW;<br />
b)      attribuire il livello dello sforzo di pesca valutato ai sensi della lettera a) in ogni zona CIEM o zona COPACE per quanto riguarda ognuna delle attività di pesca di cui alla lettera a).<br />
(…)».<br />
3       Ai sensi dell’art. 4 di tale regolamento:<br />
«1.      Lo sforzo di pesca, per i pescherecci di lunghezza fuori tutto inferiore o pari a 15 metri, è valutato globalmente per ciascuna attività di pesca e zona di cui all’articolo 3, paragrafo 1, nel periodo 1998 2002.<br />
2.      Lo sforzo di pesca, per i pescherecci di lunghezza fuori tutto inferiore o pari a 10 metri, è valutato globalmente per ciascuna attività di pesca e zona di cui all’articolo 6, paragrafo 1, nel periodo 1998 2002.<br />
3.      Gli Stati membri assicurano che lo sforzo di pesca di questi pescherecci sia limitato al livello di sforzo di pesca definito a norma dei paragrafi 1 e 2».<br />
4       L’art. 6 dello stesso regolamento istituisce un regime specifico di gestione dello sforzo di pesca per una zona delimitata, biologicamente sensibile, al largo delle coste irlandesi, nella quale «gli Stati membri valutano i livelli degli sforzi di pesca esercitati da pescherecci aventi una lunghezza fuori tutto pari o superiore a 10 metri, quale media annuale del periodo 1998 2002 per la pesca delle specie demersali, escluse quelle contemplate nel regolamento (CE) n. 2347/2002 e la pesca di cappesante, granciporri e granseole e assegnano i livelli di sforzo di pesca così valutati per ognuna di queste attività di pesca».<br />
<b> Conclusioni delle parti<br />
</b>5       Il Regno di Spagna conclude che la Corte voglia:<br />
–       annullare gli artt. 3, 4 e 6 del regolamento controverso (in prosieguo: le «disposizioni impugnate»);<br />
–       condannare il Consiglio dell’Unione europea alle spese.<br />
6       Il Consiglio conclude che la Corte voglia:<br />
–       respingere il ricorso;<br />
–       condannare il Regno di Spagna alle spese.<br />
7       Con ordinanza del presidente della Corte 19 maggio 2004, la Commissione delle Comunità europee è stata ammessa a intervenire a sostegno delle conclusioni del Consiglio. Essa domanda alla Corte di respingere il ricorso e di condannare il Regno di Spagna alle spese. Domanda altresì, per il caso di accoglimento del ricorso, il mantenimento degli effetti nel tempo delle disposizioni impugnate in applicazione dell’art. 231, secondo comma, CE.<br />
<b> Sul ricorso<br />
</b>8       A sostegno del ricorso il Regno di Spagna deduce sostanzialmente due motivi. Il primo verte sulla violazione del principio di non discriminazione. Il detto Stato membro ritiene che il Consiglio non abbia preso in considerazione la situazione specifica della flotta spagnola, come risultante dalle norme del Trattato di adesione, allorché ha fissato il periodo di riferimento per il calcolo dello sforzo di pesca e ha applicato un regime specifico di gestione dello sforzo di pesca in una zona situata a sud ovest dell’Irlanda. Con il secondo motivo si lamenta uno sviamento di potere nel quale il Consiglio sarebbe in corso adottando l’art. 6 del regolamento controverso, nel senso che la reale finalità perseguita con la delimitazione della zona biologicamente sensibile non sarebbe la conservazione del novellame di nasello bensì la proroga delle restrizioni cui la flotta spagnola è già soggetta.<br />
9       La Corte ha invitato le parti a presentare osservazioni in ordine alla ricevibilità del ricorso, alla luce della giurisprudenza secondo la quale l’annullamento parziale di un atto comunitario è possibile solo se gli elementi di cui è chiesto l’annullamento siano separabili dal resto dell’atto (v., segnatamente, sentenza 10 dicembre 2002, causa C 29/99, Commissione/Consiglio, Racc. pag. I 11221, punti 45 e 46; 21 gennaio 2003, causa C 378/00, Commissione/Parlamento e Consiglio, Racc. pag I 937, punto 30; 30 settembre 2003, causa C 239/01, Germania/Commissione, Racc. pag I 10333, punto 33 e 24 maggio 2005, causa C 244/03, Francia/Parlamento e Consiglio, Racc. pag. I 4021, punto 12).<br />
10     In udienza, il Consiglio ha affermato che, sebbene le disposizioni impugnate siano separabili le une dalle altre, ciò non vale per quanto riguarda le stesse disposizioni rispetto alle altre norme del regolamento controverso, cosicché queste ultime, in caso di annullamento delle disposizioni impugnate, non avrebbero più alcun senso. Gli effetti di un annullamento del genere sarebbero particolarmente delicati per quanto riguarda l’art. 15 del detto regolamento, recante abrogazione del regolamento (CE) del Consiglio 27 marzo 1995, n. 685, relativo alla gestione dello sforzo di pesca riguardante talune zone e risorse di pesca comunitarie (GU L 71, pag. 5), e del regolamento (CE) del Consiglio 15 giugno 1995, n. 2027, che istituisce un regime di gestione dello sforzo di pesca riguardante talune zone e risorse di pesca comunitarie (GU L 199, pag. 1). Il Consiglio dubita pertanto della ricevibilità del ricorso.<br />
11     La Commissione fa proprio l’argomento del Consiglio, rilevando che le disposizioni impugnate costituiscono il nucleo del nuovo regime di gestione dello sforzo di pesca e che, in caso di loro annullamento, nessun regime di gestione del detto sforzo sarebbe più applicabile alle acque occidentali.<br />
12     Come ricordato al punto 9 della presente sentenza, da una giurisprudenza costante risulta che l’annullamento parziale di un atto comunitario è possibile solo se gli elementi di cui è chiesto l’annullamento siano separabili dal resto dell’atto.<br />
13     La Corte ha ripetutamente dichiarato che tale requisito della separabilità non è soddisfatto quando l’annullamento parziale di un atto avrebbe l’effetto di modificare la sostanza dell’atto medesimo (sentenze 31 marzo 1998, cause riunite C 68/94 e C 30/95, Francia e a./Commissione, Racc. pag. I 1375, punto 257; Commissione/Consiglio, citata, punto 46; Germania/Commissione, citata, punto 34, e Francia/Parlamento e Consiglio, citata, punto 13).<br />
14     Peraltro, la Corte ha altresì precisato che l’accertare se un annullamento parziale modifichi o meno la sostanza dell’atto impugnato costituisce un criterio oggettivo e non un criterio soggettivo, legato alla volontà politica dell’autorità che ha adottato l’atto controverso (sentenza Germania/Commissione, citata, punto 37).<br />
15     Nella presente causa, occorre esaminare se il fatto di annullare le disposizioni impugnate, lasciando invece sussistere le altre disposizioni del regolamento controverso, sarebbe tale da modificare obiettivamente la sostanza stessa del regolamento<br />
16     Orbene, le disposizioni impugnate costituiscono il nucleo stesso del detto regolamento.<br />
17     Come risulta dal suo quarto ‘considerando’, infatti, il regolamento controverso mira a istituire un nuovo regime di gestione dello sforzo di pesca nelle zone designate, in modo che «il livello generale dello sforzo di pesca attualmente esercitato non aumenti».<br />
18     Inoltre, le disposizioni impugnate fanno parte del capo II del regolamento controverso, relativo al regime per la gestione dello sforzo di pesca. In tal senso, l’art. 3 del regolamento definisce le misure riguardanti le catture delle specie demersali nonché di taluni molluschi e crostacei, l’art. 4 dello stesso regolamento determina lo sforzo di pesca applicabile ai pescherecci di lunghezza fuori tutto inferiore o pari a 15 metri, mentre l’art. 6 di tale regolamento detta le condizioni di gestione del detto sforzo nelle zone biologicamente sensibili.<br />
19     Le disposizioni impugnate contengono pertanto gli elementi determinanti della gestione dello sforzo di pesca, mentre le altre disposizioni del capo II del regolamento controverso hanno natura tecnica, essendo la loro applicazione collegata agli artt. 3, 4, e 6 di tale regolamento. Il capo III dello stesso regolamento istituisce un regime di controllo sul rispetto della gestione dello sforzo di pesca e ha senso dunque soltanto alla luce delle disposizioni impugnate che lo precedono.<br />
20     Infine, l’art. 15 del regolamento controverso ha abrogato i regolamenti n. 685/95 e n. 2027/95 a decorrere, al più tardi, dal 1° agosto 2004. Questi due regolamenti definivano ed attuavano il regime di gestione degli sforzi di pesca relativi a talune zone e risorse di pesca comunitarie. Un annullamento delle disposizioni impugnate avrebbe l’effetto di creare una lacuna giuridica in quanto, in conseguenza dell’annullamento, non sarebbe più in vigore alcuna regolamentazione in merito alla gestione dello sforzo di pesca.<br />
21     Risulta da tutto quanto precede che le disposizioni impugnate sono inseparabili dal resto del regolamento impugnato. Ne consegue che la domanda di annullamento parziale del detto regolamento presentata dal Regno di Spagna è irricevibile, e che il ricorso dev’essere pertanto respinto.<br />
<b> Sulle spese<br />
</b>22     A norma dell’art. 69, n. 2, del regolamento di procedura, la parte soccombente è condannata alle spese se ne è stata fatta domanda. Poiché il Consiglio ha concluso chiedendo la condanna del Regno di Spagna, quest’ultimo, rimasto soccombente, dev’essere condannato alle spese. Conformemente al n. 4 dello stesso articolo, la Commissione sopporta le proprie spese.<br />
Per questi motivi, la Corte (Seconda Sezione) dichiara e statuisce:<br />
<b>1)      Il ricorso è respinto.<br />
2)      Il Regno di Spagna è condannato alle spese.<br />
3)      La Commissione delle Comunità europee sopporterà le proprie spese.</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/corte-di-giustizia-delle-comunita-europee-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-0/">Corte di Giustizia delle Comunita&#8217; Europee &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.0</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>T.A.R. Emilia Romagna &#8211; Bologna &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.348</title>
		<link>https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-emilia-romagna-bologna-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-348/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Redazione Giustamm.it]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2006 22:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-emilia-romagna-bologna-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-348/</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-emilia-romagna-bologna-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-348/">T.A.R. Emilia Romagna &#8211; Bologna &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.348</a></p>
<p>L. Papiano Pres. &#8211; U. Di Benedetto Est. S. Malatesta (Avv. M. Morri) contro il Comune di Rimini (Avv. M.A. Fontemaggi) e nei confronti di R. Morri (Avv. L. Biagini) in tema di distanze tra pareti finestrate antistanti ex art. 9 D.M. 2 aprile 1968, n. 1444 1. Edilizia ed</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-emilia-romagna-bologna-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-348/">T.A.R. Emilia Romagna &#8211; Bologna &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.348</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-emilia-romagna-bologna-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-348/">T.A.R. Emilia Romagna &#8211; Bologna &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.348</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #808080;">L. Papiano Pres. &#8211; U. Di Benedetto Est.<br /> S. Malatesta (Avv. M. Morri) contro il Comune di Rimini (Avv. M.A. Fontemaggi) e nei confronti di R. Morri (Avv. L. Biagini)</span></p>
<hr />
<p><span style="color: #333333;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">in tema di distanze tra pareti finestrate antistanti ex art. 9 D.M. 2 aprile 1968, n. 1444</span></span></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #ff0000;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">1. Edilizia ed urbanistica – Distanze tra le costruzioni &#8211; Art.17 della legge n. 765/1967 ed art. 9 del DM 1444/1968 – La loro applicazione è subordinata all’inesistenza di strumenti urbanistici anteriori contenenti norme sulle distanze &#8211; Strumenti urbanistici approvati successivamente – Non possono contrastare con le direttive del decreto stesso</p>
<p>2. Edilizia ed urbanistica &#8211; Distanze tra pareti finestrate antistanti – Sopraelevazioni – Rientrano nella nozione di nuova costruzione – Rispetto delle distanze ex art. 9 D.M. 2 aprile 1968, n. 1444 &#8211; Necessità</p>
<p>3. Edilizia ed urbanistica – Obbligo di rispetto delle distanze tra pareti finestrate antistanti di cui all’art. 9 D.M. 2 aprile 1968, n. 1444 – Finalità di pubblico interesse &#8211; Trova applicazione anche con riferimento ad un precedente fabbricato realizzato in tutto o in parte abusivamente od illegittimamente</span></span></span></p>
<hr />
<p>1. Se è vero che l’applicazione dell’art.17 della legge n.765/1967 e del DM 1444/1968 sulla distanza minima di 10 metri fra pareti finestrate e pareti di edifici antistanti sono subordinati all’inesistenza di strumenti urbanistici anteriori contenenti norme sulle distanze, tuttavia gli strumenti urbanistici e le relative revisioni approvati successivamente all’entrata in vigore del citato decreto non possono contrastare con le direttive del decreto stesso pena la loro illegittimità</p>
<p>2. Ai fini del rispetto delle distanze fra edifici le sopraelevazioni rientrano nella nozione di nuova costruzione, dovendosi considerare tale qualsiasi modificazione dei parametri edilizi idonea a creare quelle intercapedini dannose, riduttive di aria e di luce, che l&#8217;articolo 9 del D. M. 2 aprile 1968, n. 1444 vuole evitare</p>
<p>3. L&#8217;obbligo di rispettare le distanze tra edifici di cui all&#8217;articolo 9 del D. M. 2 aprile 1968, n. 1444, perseguendo il pubblico interesse (igiene, decoro, sicurezza e assetto urbanistico) trova applicazione anche con riferimento ad un precedente fabbricato realizzato in tutto o in parte abusivamente od illegittimamente</p>
<hr />
<p><span style="color: #808080;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p align=center>
<B>REPUBBLICA    ITALIANA <br />
IN NOME DEL POPOLO ITALIANO</p>
<p>IL TRIBUNALE AMMINISTRATIVO REGIONALE<br />
PER L&#8217;EMILIA-ROMAGNA<br />
SEZIONE SECONDA<br />
</B></p>
<p></p>
<p align=justify>
composto dai Signori:<br />
Dott. Luigi Papiano &#8211;	Presidente 	<br />	<br />
Dott. Alberto Pasi	&#8211;		Consigliere<br />	<br />
Dott. Ugo Di Benedetto	&#8211; Consigliere Rel.Est.<br />	<br />
ha pronunciato la seguente<br />
<b></p>
<p align=center>
SENTENZA</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
sul ricorso N. 1583/2000 proposto da</p>
<p><b>Malatesta Sigismondo</b>, rappresentato e difeso dall’Avv. Maurizio Morri ed elettivamente domiciliato presso lo studio dell’Avv. Roberto Manservisi, in Bologna, via Mazzini n. 2/3;<br />
<b></p>
<p align=center>
contro</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
il <b>Comune di Rimini</b>, costituito in giudizio, rappresentato e difeso dall’Avv. Maria Assunta Fontemaggi, ed elettivamente domiciliato presso lo studio dell’Avv. Carla Rossi, in Bologna, strada Maggiore n. 31;<br />
<b></p>
<p align=center>
e nei confronti</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
di <b>Morri Roberto</b>, costituito in giudizio, rappresentato e difeso dall’Avv. Luigino Biagini, ed elettivamente domiciliato presso lo studio dell’Avv. Luciana Petrella, in Bologna, via Marsili n. 15;</p>
<p><b></p>
<p align=center>per l’annullamento</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b>della concessione edilizia n. 138/99 del 14 giugno 1999 per la ristrutturazione con sopraelevazione di un fabbricato di civile abitazione in Rimini, via Ariete n. 4 su area distinta in Catasto al foglio 85 con mappale 1063;<br />
<b></p>
<p align=center>
e per la condanna</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b>al risarcimento dei danni anche mediante la reintegrazione in forma specifica.</p>
<p>Visto il ricorso con i relativi allegati;<br />
Visti gli atti di costituzione in giudizio del Comune e del controinteressato intimati;<br />
Visti gli atti tutti della causa;<br />
Uditi all’udienza del 16/3/2006 gli Avv. ti presenti come risulta dal verbale d’udienza;<br />
Ritenuto e considerato in fatto e in diritto quanto segue:<br />
<b></p>
<p align=center>
FATTO e DIRITTO</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
1.Il ricorrente riferisce di essere proprietario, in Rimini, via Ariete n. 6, su area distinta in Catasto al foglio 85 con mappale 150, di un fabbricato di civile abitazione di tre piani rivolto, per uno dei suoi lati, verso un’area di proprietà altrui, distinta in Catasto al foglio 85 con mappale 1063.<br />
Su detta area si è proceduto alla sopraelevazione di un fabbricato esistente al qaule è stato aggiunto un nuovo piano per effetto della concessione edilizia n. 138/99 del 14 giugno 1999 rilasciata dal Comune di Rimini la quale prevede, nella parete rivolta verso la sua proprietà, la realizzazioe di due finestre.<br />
2. Sul lato rivolto verso la proprietà del ricorrente la parete finestrata del nuovo edificio disterebbe circa otto metri.<br />
3. Sul lato opposto il nuovo edificio disterebbe trenta – quaranta centimetri dal confine dell’area di proprietà altrui, dove esiste una cabina E.N.E.L..<br />
4. Un ulteriore lato disterebbe poco più di tre metri da una strada.<br />
5. Il ricorrente ha impugnato al T. A. R. la concessione edilizia contestando la violazione della normativa in materia di distanze con riferimento ai tre lati sopra indicati, con tre diverse censure concernenti i suddetti tre autonomi apetti.<br />
6. Si sono costituiti in giudizio il Comune ed il controinteressato intimati che hanno controdedotto alle avverse doglianze e concluso per il rigetto del ricorso.<br />
Le parti hanno sviluppato le rispettive difese con separate memorie e la causa è stata trattenuta in decisione all’udienza del 16/3/2006.<br />
7. Va preliinarmente respinta l’eccezione di sospensione del presente giudizio, sollevata dalla difesa del contronteressato, motivata con riferimento all’intenzione di promuovere una causa civile concernente la violazione delle distanze anche da parte del ricorrente.<br />
Infatti, stante l’autonomia dei giudizi non ricorre alcuna pregiudizialità tra l’azione davanti al giudice amministrativo e quella davanti al giudice ordinario, tra l’altro non ancora proposta. <br />
8. Nel merito in punto di diritto, si richiamano  i seguenti principi, di cui la Sezione ha già fatto applicazione in altre occasioni:<br />
&#8211; a) la disciplina dell’art. 41 <i>quinquies</i> della legge 17 agosto 1942 n. 1150, integrato dall&#8217;art. 9 del D.M. 2 aprile 1968 n. 1444, riguarda espressamente la distanza fra fabbricati e non la distanza di questi dal confine (Cass, II, 16.2.1996 n.102<br />
&#8211; b) se è vero che l’applicazione dell’art.17 della legge n.765/1967 e del DM 1444/1968 sulla distanza minima di 10 metri fra pareti finestrate e pareti di edifici antistanti sono subordinati all’inesistenza di strumenti urbanistici anteriori contenenti n<br />
&#8211; c) le sopraelevazioni, ai fini del rispetto delle distanze fra edifici, rientrano  nella nozione di nuova costruzione, dovendosi considerare tale qualsiasi modificazione dei parametri edilizi idonea a creare quelle intercapedini dannose, riduttive di ar<br />
&#8211; d) la prescrizione opera indipendentemente dalla circostanza che una sola delle pareti fronteggiantesi sia finestrata e che tale parete sia quella del nuovo edificio o dell’edificio preesistente, o che si trovi alla medesima o a diversa altezza rispetto<br />
&#8211; e) La disposizione normativa di cui all&#8217;art. 873 c.c. in tema di distanze tra fabbricati, diretta a tutelare interessi generali di igiene, decoro e sicurezza degli abitanti, e tale da consentire anche una più rigorosa valutazione in sede locale, non ha9. Ciò premesso il ricorso è fondato con riferimento alla prima censura dedotta concernente la violazione dell&#8217;art. 9 del D.M. 2 aprile 1968, n. 1444, recepito dall’articolo 4.03 delle N. T. A. del P.R.G di Rimini, da parte della concessione edilizia impugnata per quanto concerne la sopraelevazione dell’edificio realizzato sul fondo confinante dal controinteressato sul lato rivolto verso la proprietà del ricorrente.<br />
Infatti, è pacifico che la parete finestrata dell’edificio, oggetto della sopraelevazione, si trovi ad una distanza inferiore a dieci metri da quello del ricorrente e detta normativa, per quanto sopra esposto, trova puntuale applicazione anche per quanto concerne le sopraelevazioni come nel caso di specie. <br />
Ne può giustificare la violazione dell&#8217;articolo 9 del D. M. 2 aprile 1968, n. 1444, citato, la circostanza che la costruzione del ricorrente sarebbe stata realizzata a propria volta in violazione della stessa norma. Infatti, come chiarito dalla giurisprudenza anche costituzionale (Corte Costituzionale n. 120 e del 18 aprile 1996) l&#8217;obbligo di rispettare le distanze tra edifici, perseguendo il pubblico interesse (igiene, decoro, sicurezza e assetto urbanistico) trova applicazione anche con riferimento ad un precedente fabbricato realizzato in tutto o in parte abusivamente od illegitimamente. Tale aspetto meramente prospettato, pertanto, è irrilevante nel presente giudizio e potrà eventualmente essere accertato in un separato giudizio. <br />
10. Quanto alla violazione delle distanze da parte dell’edificio oggetto della sopraelevazione che, secondo la prospettazione del ricorrente, disterebbe tenta – quaranta centimetri dal confine dell’area di proprietà altrui, sul lato opposto (seconda censura),  dove esiste una cabina E.N.E.L., nonché poco più di tre metri da una strada, su un ulteriore lato (terza censura) va osservato che non appare necessaria una istruttoria diretta ad accertare la violazione delle distanze, in quanto tali profili di censura sono inammissibili. <br />
Nella fattispecie non risulta, infatti, evidenziato alcun concreto interesse all’impugnativa del ricorrente che non prospetta alcun particolare pregiudizio derivantegli dalla violazione delle distanze rispetto a costruzioni o aree di proprietà di terzi.<br />
In diritto va osservato che non può fondare la legittimazione al ricorso la mera circostanza di risiedere in prossimità o di essere titolare di altro bene per impugnare una concessione edilizia (Cons. Stato, sez. V, 31 gennaio 2001, n. 358), e ciò a maggior ragione qualora il ricorrente sia titolare di un bene rispetto al quale non sussiste la violazione delle distanze per questi profili (salvo quanto evidenziato al punto 9 della presente sentenza con riferimento al proprio edificio). <br />
Ne’ una più ampia legittimazione ad impugnare provvedimenti edilizi può derivare dall’articolo 31 della legge 17 agosto 1942, n. 1150, nel testo modificato dall’articolo 10 della legge 6 agosto 1967, n. 675, il quale è sempre stato interpretato dalla giurisprudenza nel senso di richiedere, comunque, una lesione attuale di un interesse legittimo ed un concreto interesse ad agire che deve derivare da un pregiudizio subito dal mancato rispetto della normativa urbanistico &#8211; edilizia. Detta norma è stata, comunque, definitivamente abrogata dall’articolo 136 del Testo Unico in materia edilizia di cui al D. P. R. n. 380 del 2001.<br />
11. Quanto alla terza censura, concernente la violazione delle distanze rispetto ad una strada, va osservato ulteriormente che, nel merito, detta circostanza di fatto è contestata sia dalla difesa del Comune che da quella della controineressata. La difesa del Comune rileva che si tratta di un alveo tombinato, di natura privata, non gravato da alcuna servitù di passaggio pubblico, come emerge dalla nota del 9/11/2000, prodotta in atti, del Dirigente del settore comunale competente ed il ricorrente non ha fornito alcun diverso elemento di prova.<br />
12. In definitiva il ricorso va accolto con riferimento al primo aspetto e per l’effetto, va annullata, in parte qua, la concessione edilizia impugnata, nei limiti sopra indicati. <br />
L’obbligo di conformarsi alla presente sentenza di annullamento costituisce un effetto automatico della pronuncia, pienamente ripristinatorio della posizione giuridica del ricorrente. Da ciò l’infondatezza della ulteriore domanda risarcitoria mediante la reintegrazione in forma specifica. <br />
13. Quanto alle spese le stesse possono essere compensate sussistendo una soccombenza reciproca nella causa. Infatti, il ricorso è fondato soltanto con riferimento ad una delle tre autonome questioni sollevate ed inammissibile per le altre due.<br />
<b></p>
<p align=center>
P.Q.M.</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
Il Tribunale Amministrativo Regionale per l&#8217;Emilia-Romagna, Sezione Seconda, accoglie in parte, il ricorso in epigrafe indicato e, per l’effetto annulla il provvedimento impugnato nei limiti di cui in motivazione, ed in parte lo dichiara inammissibile.<br />
Spese compensate.<br />
Ordina che la presente sentenza sia eseguita dall&#8217;Autorità Amministrativa.</p>
<p>Così deciso in Bologna, nella Camera di Consiglio del 16/3/2006.</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-emilia-romagna-bologna-sezione-ii-sentenza-30-3-2006-n-348/">T.A.R. Emilia Romagna &#8211; Bologna &#8211; Sezione II &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.348</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>T.A.R. Lazio &#8211; Roma &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.2212</title>
		<link>https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-lazio-roma-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-2212/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Redazione Giustamm.it]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2006 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-lazio-roma-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-2212/">T.A.R. Lazio &#8211; Roma &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.2212</a></p>
<p>Pres. Baccarini, Est. Ferrari Astaldi S.p.A. ed altri (Avv.ti A. Bargone e D. Mastrantoni) c/ Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. (Avv. G. Giuffrè), CMC (n.c.) ed altri in sede di accesso agli atti relativi ad una gara d&#8217;appalto è ammissibile l&#8217;estrazione di copia delle offerte economica e tecnica presentate dall&#8217;aggiudicataria 1.</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-lazio-roma-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-2212/">T.A.R. Lazio &#8211; Roma &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.2212</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-lazio-roma-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-2212/">T.A.R. Lazio &#8211; Roma &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.2212</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #808080;">Pres. Baccarini, Est. Ferrari<br /> Astaldi S.p.A. ed altri (Avv.ti A. Bargone e D. Mastrantoni) c/ Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. (Avv. G. Giuffrè), CMC (n.c.) ed altri</span></p>
<hr />
<p><span style="color: #333333;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">in sede di accesso agli atti relativi ad una gara d&#8217;appalto è ammissibile l&#8217;estrazione di copia delle offerte economica e tecnica presentate dall&#8217;aggiudicataria</span></span></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #ff0000;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;">1. Procedimento amministrativo – Accesso ai documenti amministrativi – Istanza di accesso in pendenza di giudizio – Obbligo del giudice di verificare esclusivamente i presupposti legittimanti la richiesta &#8211; Sussiste</p>
<p>2. Procedimento amministrativo – Accesso ai documenti amministrativi &#8211; Istanza di accesso in pendenza di giudizio – Ammissibilità – Sussiste – Possibilità dell’interessato di scegliere tra la tutela di cui all’art. 25,  L. 241/90 ovvero l’esibizione istruttoria  &#8211;<br />
3. Procedimento amministrativo – Accesso ai documenti amministrativi – Gara &#8211; Istanza di accesso agli atti relativi all’aggiudicataria – Possibilità di estrazione di copia – Sussiste &#8211; Motivi</span></span></span></p>
<hr />
<p>1. In sede di accesso agli atti, in pendenza di giudizio, il giudice chiamato a decidere sull’istanza deve verificare solo i presupposti legittimanti la richiesta di accesso e non anche la ricevibilità, l&#8217;ammissibilità o la rilevanza dei documenti richiesti rispetto al giudizio principale pendente.</p>
<p>2. Il rimedio speciale previsto a tutela del diritto di accesso deve ritenersi consentito anche in pendenza di un giudizio ordinario, all&#8217;interno del quale i documenti oggetto della domanda di accesso potrebbero essere acquisiti, in via istruttoria, dal giudice adito; infatti la pendenza di un ricorso giurisdizionale non opera preclusivamente né alla sussistenza del diritto di accesso previsto dalla L. 241/90, né all&#8217;ammissibilità dell&#8217;azione prevista dall&#8217;art. 25 della stessa legge, restando al libero apprezzamento dell&#8217;interessato la scelta di avvalersi della tutela giurisdizionale ex art. 25 cit. o di conseguire la conoscenza dei documenti amministrativi nel giudizio pendente mediante esibizione istruttoria.</p>
<p>3. In sede di accesso agli atti di una procedura ad evidenza pubblica da parte di alcuni candidati, è ammissibile l’estrazione di copia, e non solo la visione, degli atti di gara (nella fattispecie trattasi di offerte tecniche ed economiche) inerenti alla sfera dell’aggiudicataria; lo scorporo della facoltà di esame del documento da quella di estrazione di copia non sarebbe, infatti,  idoneo a tutelare nessuno dei confliggenti interessi in gioco: non quello alla riservatezza  dei terzi, giacché il richiedente avrebbe, comunque, conoscenza del documento, non quello alla difesa del richiedente, che in mancanza della copia del documento non potrebbe finalizzarne l&#8217;accesso ad un uso giuridico.</p>
<hr />
<p><span style="color: #808080;"><span style="vertical-align: inherit;"><span style="vertical-align: inherit;"></span></span></span></p>
<hr />
<p><b><P ALIGN=CENTER>REPUBBLICA ITALIANA<br />
IN NOME DEL POPOLO ITALIANO</p>
<p>
<P ALIGN=JUSTIFY></p>
<p><P ALIGN=CENTER>IL TRIBUNALE AMMINISTRATIVO REGIONALE</b><br />
<B>PER IL LAZIO &#8211; SEZIONE TERZA </B></p>
<p>
<b><P ALIGN=JUSTIFY><br />
</b><br />
ha pronunciato la seguente<b></p>
<p><P ALIGN=CENTER>SENTENZA</p>
<p>
<P ALIGN=JUSTIFY></p>
<p></b>sul ricorso n. 1674/06, proposto dalla</p>
<p><b>Astaldi s.p.a., dal Consorzio Cooperative Costruttori, dalla Ghella s.p.a. e dalla Pianini Lavori s.p.a</b>., ciascuna in persona del rispettivo legale rappresentante <i>pro tempore</i>, tutte rappresentate e difese dagli avv.ti Antonio Bargone e Davide Mastrantoni e con questi elettivamente domiciliate presso lo   studio dell’avv. Bargone in Roma, via Savoia n. 23,<br />
<b></p>
<p align=center>
contro</b></p>
<p>
<b></p>
<p align=justify>
</b><br />
il <b>Quadrilatero Marche Umbria s.p.a.</b>, in persona del Ministro <i>pro tempore,</i> rappresentato e difeso dall’avv. Giuseppe Giuffrè presso il cui ufficio in Roma, viale di Villa Grazioli è elettivamente domiciliato,</p>
<p>la <b>Strabag AG</b>, in proprio e quale mandataria dell’A.T.I. costituita con la Cooperativa Muratori e Cementisti &#8211; C.M.C. di Ravenna e Grandi Lavori Fincosit s.p.a., in persona del legale rappresentante <i>pro tempore</i>, non costituita in giudizio,</p>
<p>la <b>Cooperativa Muratori e Cementisti &#8211; C.M.C. di Ravenna</b>, in persona del legale rappresentante <i>pro tempore</i>, non costituita in giudizio,</p>
<p><b>Grandi Lavori Fincosit s.p.a.</b>, in persona del legale rappresentante <i>pro tempore</i>, non costituita in giudizio,<br />
<b></p>
<p align=center>
per l&#8217;annullamento, previa sospensiva,</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b>del diniego, opposto dalla Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. con nota n. 693 del 18 gennaio 2006, di accesso alla documentazione amministrativa e alle dichiarazioni presentate dall’A.T.I. avente come  mandataria la soc. Strabag A.G. e richieste dal bando di gara ai fini della prequalifica, alle offerte tecniche e a quelle economiche richiesta dalla lettera di invito per partecipare alla successiva fase della gara; del provvedimento n. 712 del 30 gennaio 2006, con il quale il Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. le ha invitate a prendere visione dei documenti, escludendo l’estrazione di copia; del provvedimento n. 725 del 7 febbraio 2006, con il quale la Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. ha confermato il diniego di estrazione di copia della predetta documentazione, nonché di ogni altro provvedimento antecedente, successivo o comunque connesso, nonché per il conseguente ordine alla Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. a consentire l’acquisizione di copia dei predetti documenti.</p>
<p>Visto il ricorso con i relativi allegati;<br />
Visto l’atto di costituzione in giudizio del Quadrilatero Marche &#8211; Umbria s.p.a.;<br />
Visti gli atti tutti della causa;<br />
Relatore alla camera di consiglio dell’8 marzo 2006 il magistrato dott.ssa Giulia  Ferrari; uditi altresì i difensori presenti delle parti in causa, come da verbale; <br />
Ritenuto e considerato, in fatto e in diritto, quanto segue:<br />
<b></p>
<p align=center>
FATTO</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
1. Con atto notificato in date 15 e 19 febbraio 2006 le ricorrenti impugnano il diniego di estrazione di copia della documentazione di gara (documenti amministrativi, dichiarazione, offerte tecnica ed economica) presentata dall’A.T.I. Strabag A.G. .<br />
 Espongono, in fatto, di aver partecipato alla gara, bandita dalla Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. per l’appalto dell’attività di progettazione e dei lavori relativi al maxilotto n. 1 del sistema “Asse Viario Marche &#8211; Umbria e Quadrilatero di penetrazione interna: lavori di completamento della direttrice S.S. 77 Val di Chienti &#8211; Civitanove Marche &#8211; Foligno tramite realizzazione del tratto Collesannito II &#8211; Foligno a sezione cat. B del D.M. 5 novembre 2001 e degli interventi di completamento e collegamento alla viabilità esistente”. Il maxilotto è stato suddiviso in due lotti, a loro volta suddivisi in 5 <i>sub </i>lotti. Alla gara ha partecipato anche la controinteressata A.T.I. Strabag, la quale si è aggiudicata provvisoriamente la gara.<br />
Le ricorrenti hanno quindi chiesto di poter prendere visione ed estrarre copia dei verbali di gara, dell’intera documentazione e delle dichiarazioni presentate dall’aggiudicataria e delle offerte tecnica ed economica. La stazione appaltante, con i provvedimenti impugnati, ha limitato l’accesso alla sola visione degli atti, con l’unica eccezione per i verbali di gara.<br />
2. Avverso i predetti provvedimenti le ricorrenti sono insorte deducendo:<br />
a) <i>Violazione e falsa applicazione  artt. 3, 24 e 25, comma 3, L. n. 241 del 1990 e  7 e 8 D.P.R. n. 352 del 1992. </i> Le ricorrenti, classificatesi nella predetta gara al secondo posto in graduatoria, hanno un interesse qualificato all’estrazione di copia della documentazione richiesta. Il diniego è illegittimo non solo perché immotivato ma anche perché viola la vigente normativa in materia di accesso, che consente ai partecipanti alle gare l’estrazione di copia della documentazione e delle offerte prodotte dalle altre concorrenti.<br />
3. Si è costituita in giudizio l&#8217;Amministrazione, che ha preliminarmente eccepito l’irricevibilità del ricorso e, nel merito, la sua infondatezza.<br />
4. La controinteressata A.T.I. Strabag non si è costituita in giudizio.<br />
5. Nella Camera di consiglio dell’  8 marzo  2006 la causa è stata trattenuta per la decisione.<br />
<b></p>
<p align=center>
DIRITTO</p>
<p></p>
<p align=justify>
</b><br />
1.  Come esposto in narrativa le ricorrenti, concorrenti  ad una gara pubblica per l’affidamento dell’appalto dell’attività di progettazione e dei lavori relativi al maxilotto n. 1 del sistema “Asse Viario Marche &#8211; Umbria e Quadrilatero di penetrazione interna: lavori di completamento della direttrice S.S. 77 Val di Chienti &#8211; Civitanove Marche &#8211; Foligno tramite realizzazione del tratto Collesannito II &#8211; Foligno a sezione cat. B del D.M. 5 novembre 2001 e degli interventi di completamento e collegamento alla viabilità esistente”, impugnano il diniego di estrazione di copia della documentazione di gara presentata dalla controinteressata A.T.I. Strabag, risultata aggiudicataria. La stazione appaltante ha infatti limitato l’estrazione di copia ai verbali di gara, mentre ha consentito solo la visione dei documenti, dichiarazioni, offerte tecnica ed economica presentate dall’aggiudicataria.<br />
In via preliminare preme al Collegio precisare che è irrilevante, al fine del decidere nel merito il ricorso, la pendenza di un gravame (n. 1848/2006) proposto dalle stesse ricorrenti avverso l’aggiudicazione della gara alla controinteressata A.T.I.<br />
E’ stato infatti chiarito (Cons.Stato, VI Sez., 9 gennaio 2004 n. 14) che, con l&#8217;introduzione dell&#8217;azione a tutela dell&#8217;accesso, il Legislatore ha inteso assicurare all&#8217;amministrato la trasparenza della Pubblica amministrazione, indipendentemente dalla lesione, in concreto, di una determinata posizione di diritto o di interesse legittimo; l&#8217;interesse alla conoscenza dei documenti amministrativi viene elevato a bene della vita autonomo, meritevole di tutela separatamente dalle posizioni sulle quali incide l&#8217;attività amministrativa, eventualmente in modo lesivo. Segue da ciò che il rimedio speciale previsto a tutela del diritto di accesso deve ritenersi consentito anche in pendenza di un giudizio ordinario, all&#8217;interno del quale i documenti oggetto della domanda di accesso potrebbero essere acquisiti, in via istruttoria, dal giudice adito. La pendenza di un ricorso giurisdizionale non opera, quindi, preclusivamente né alla sussistenza del diritto di accesso previsto dalla L. 7 agosto 1990 n. 241 né all&#8217;ammissibilità dell&#8217;azione prevista dall&#8217;art. 25 della stessa legge, restando al libero apprezzamento dell&#8217;interessato la scelta di avvalersi della tutela giurisdizionale <i>ex</i> art. 25 cit. o di conseguire la conoscenza dei documenti amministrativi nel giudizio pendente, mediante esibizione istruttoria (Cons. Stato, IV, 27 novembre 1996 n. 1252). Inoltre, l&#8217;autonomia della domanda di accesso comporta che il giudice, chiamato a decidere su tale domanda, deve verificare solo i presupposti legittimanti la richiesta di accesso e non anche la ricevibilità, l&#8217;ammissibilità o la rilevanza dei documenti richiesti rispetto al giudizio principale pendente.<br />
Tali conclusioni non mutano a seguito dell&#8217;entrata in vigore dell&#8217;art. 1, primo comma, L. 21 luglio 2000 n. 205, che prevede la possibilità di proporre il ricorso in materia di accesso incidentalmente all&#8217;interno del giudizio ordinario. Il Legislatore ha infatti espressamente previsto il carattere facoltativo della proposizione dell&#8217;impugnativa contro il diniego di accesso, con la conseguenza che  la tesi &#8211; secondo cui il rimedio, previsto dal cit. art. 1 L. n. 205 del 2000, avrebbe limitato l&#8217;utilizzo dello strumento, di cui all&#8217;art. 25 L. n. 241 del 1990, nel senso di imporre il rimedio incidentale, precludendo quello principale, tutte le volte in cui il documento è inerente, sotto il profilo istruttorio, al giudizio principale &#8211; contrasterebbe con il dato letterale della norma, secondo cui &#8220;in pendenza di un ricorso l&#8217;impugnativa di cui dall&#8217;art. 25, quinto comma, L. 7 agosto 1990 n. 241, può essere proposta&#8230;&#8221;.</p>
<p>2. Priva di pregio è l’eccezione di tardività del ricorso, sollevata  dall’Amministrazione resistente,<br />
Ed invero, il ricorso avverso il diniego di accesso comunicato il 18 gennaio 2006 è stato notificato sia alla Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. che alla soc. Strabag A.G. in data 15 febbraio 2006 a mezzo del Servizio postale che il difensore dei ricorrenti era stato autorizzato ad utilizzare dal Consiglio degli Ordini degli avvocati ai sensi della L. 21 gennaio 1994 n. 53. Quindi la notifica è avvenuta nel termine decadenziale di 30 giorni fissato dall’art. 25, quinto comma, L. 7 agosto 1990 n. 241 e decorrenti dalla data in cui il ricorso è stato consegnato all’Ufficio postale ovvero al competente ufficio notifiche.</p>
<p>3. Nel merito il ricorso è fondato.<br />
E’ infatti principio consolidato nella giurisprudenza del giudice amministrativo (VI Sez., 9 gennaio 2004 n. 14; 30 luglio 2002 n. 4078) che il concorrente ad una gara pubblica vanta un interesse qualificato all’accesso agli atti della procedura, a fronte del quale non può essergli opposto il diritto alla riservatezza degli altri partecipanti, atteso che con l’ammissione alla gara la documentazione prodotta e l&#8217;offerta tecnico-progettuale presentata fuoriescono dalla sfera di dominio riservato della singola impresa per formare oggetto di valutazione comparativa.  Del resto, il problema relativo allo stabilire se il diritto alla riservatezza dei terzi costituisca, o meno, un ostacolo invalicabile all&#8217;esercizio del diritto di accesso ai documenti amministrativi è già stato risolto dall&#8217;Adunanza plenaria e dalla successiva giurisprudenza di questo Consiglio di Stato nel senso che l&#8217;interesse alla riservatezza, tutelato dalla normativa mediante una limitazione del diritto di accesso, recede quando l&#8217;accesso stesso sia esercitato per la difesa di un interesse giuridico, nei limiti in cui esso è necessario alla difesa di quell&#8217;interesse (Cons. Stato, ad. plen. 4 febbraio 1997 n. 5; IV Sez., 24 marzo 1998 n .498; V Sez., 22 giugno 1998 n. 923). <br />
Ciò premesso, ritiene il Collegio di non seguire l’orientamento del Consiglio di Stato (VI Sez. 9 gennaio 2004 n. 14) che limita l’accesso ai documenti di gara inerenti la sfera dell’aggiudicataria  alla sola visione ma quello (IV Sez. 6 ottobre 1999 n. 1627) che lo estende all’estrazione di copia degli stessi. Tale secondo arresto prende le mosse dal dato letterale dell’art. 25, primo comma, L. n. 241 del 1990, nel testo antecedente la riforma introdotta dalla L. 11 febbraio 2005 n. 15 (non ancora entrata in vigore) il quale, nello stabilire che «il diritto di accesso si esercita mediante esame ed estrazione di copia dei documenti amministrativi, nei modi e con i limiti dalla presente legge », prevede l&#8217;esame e l&#8217;estrazione di copia come modalità congiunte dell&#8217;esercizio del diritto, senza richiamare deroghe o eccezioni di sorta. I casi di impedimento al diritto di accesso sono, invece, ricondotti all’esclusione o al differimento (artt. 24, primo, secondo e sesto comma, L. n. 241 del 1990 e 8 D.P.R. 27 giugno 1992 n. 352). Anche l&#8217;art. 5 D.P.R. n. 352 del 1992 disciplina, nei commi quarto, quinto e sesto,  come modalità congiunte l&#8217;esame del documento e nel settimo comma l&#8217;estrazione di copia. Per contro, la « limitazione » dell&#8217;accesso, di cui al primo comma dell&#8217;art. 7 D.P.R. n. 352 del 1992, opera sul piano del non accoglimento della richiesta «così come proposta». Il Consiglio di Stato conclude che se la presa visione del documento viene designata come «esame», la «visione degli atti» prevista dall&#8217;art. 24, secondo comma, lett. d) indica l&#8217;accesso nella unitarietà delle sue modalità di esercizio. Del resto, il preteso scorporo della facoltà di esame del documento da quella di estrazione di copia non sarebbe idoneo a tutelare nessuno dei confliggenti interessi in gioco: non quello alla riservatezza  dei terzi, giacché il richiedente avrebbe, comunque, conoscenza del documento; non quello alla difesa del richiedente, che in mancanza della copia del documento non potrebbe finalizzarne l&#8217;accesso ad un uso giuridico.<br />
La conclusione cui è giunto il Consiglio di Stato trova conferma nel nuovo testo della L. n. 241 del 1990 conseguente alla riforma introdotta dalla L. n. 15 del 2005  che, sebbene non ancora entrata in vigore, può essere strumento utile per dirimere il contrasto giurisprudenziale formatosi sui limiti dell’esercizio del diritto di accesso ai documenti di gara. Il Legislatore del 2005, nella consapevolezza che il testo dell’art. 24 L. n. 241 del 1990 aveva creato problemi interpretativi, lo ha riscritto prevedendo i casi in cui tale diritto è escluso del tutto e chiarendo, nel successivo art. 25, che esso si esercita mediante estrazione di copia. Del resto, già nel precedente art. 23, nel dare la definizione di “diritto di accesso” ha precisato che esso è “il diritto degli interessati di prendere visione e di estrarre copia di documenti amministrativi”, ed è chiaro che se avesse inteso includere in tale diritto l’estrazione di copia o la più limitata visione non avrebbe usato la congiunzione “e” ma la “o”. <br />
Né la stazione appaltante può essere seguita allorché individua la causa ostativa all’estrazione di copia nell’art. 5 D.M. 29 ottobre 1996 n. 603 che tra i “documenti inaccessibili per motivi attinenti alla riservatezza di persone, gruppi ed imprese”,  di cui il primo comma consente la sola visione, annovera, alla lett. a) dello stesso primo comma, la “documentazione finanziaria, economica, patrimoniale e tecnica di persone fisiche e giuridiche, gruppi, imprese e associazioni comunque acquisita ai fini dell’attività amministrativa”. All’art. 1 di detto decreto, infatti, viene delineato il suo ambito di applicazione  chiarendo che esso individua, in conformità del comma 4 dell’art. 24 L. n. 241 del 1990, le categorie di documenti formati o comunque rientranti nell’ambito delle attribuzioni del Ministero delle finanze e degli organi periferici dipendenti, ivi compresi l’Amministrazione autonoma del Monopoli dello Stato ed il Corpo della Guardia di finanza. Essendo la Quadrilatero Marche Umbria s.p.a. una società per azioni che ha quali maggiori azionisti l’A.N.A.S. s.p.a. con il 51% e lo Sviluppo Italia con il 49%, non può farsi certamente rientrare tra i soggetti ai quali si applicano gli artt. 1 e 5 D.M. n. 603 del 1996.</p>
<p>4. Per le ragioni che precedono il ricorso deve essere accolto e, per l’effetto, deve essere dichiarato l’obbligo dell’Amministrazione intimata di consentire alle ricorrenti, nel termine di giorni 30 dalla notificazione o comunicazione in via amministrativa della presente decisione, di prendere visione ed estrarre copia della documentazione di gara presentata dalla soc. Strabag AG, ivi comprese le offerte tecnica ed economica.<br />
Quanto alle spese di giudizio, può disporsene l&#8217;integrale compensazione fra le parti costituite in giudizio.<br />
<b></p>
<p align=center>
P.Q.M.</p>
<p>IL TRIBUNALE AMMINISTRATIVO REGIONALE PER IL LAZIO &#8211; SEZIONE TERZA </p>
<p></p>
<p align=justify>
</b>definitivamente pronunciando sul ricorso come in epigrafe proposto  lo accoglie e, per l’effetto, ordina all’Amministrazione di rilasciare copia della documentazione richiesta nei termini indicati nella parte motiva.<br />
Compensa integralmente tra le parti in causa le spese e gli onorari del giudizio.<br />
Ordina che la presente decisione sia eseguita dall&#8217;Autorità amministrativa.</p>
<p>Così deciso in Roma, addì  8 marzo 2006, dal<br />
<B><P ALIGN=CENTER>TRIBUNALE AMMINISTRATIVO REGIONALE PER IL LAZIO, SEZIONE TERZA </P><BR><br />
<P ALIGN=JUSTIFY><BR><br />
</B>in Camera di Consiglio con l&#8217;intervento dei Signori:</p>
<p>Stefano Baccarini  &#8211;                          Presidente <br />
Maria Luisa De Leoni  &#8211;                 Componente<br />
Giulia Ferrari	&#8211;		Componente &#8211; Estensore</p>
<p>L'articolo <a href="https://www.giustamm.it/giurisprudenzadue/t-a-r-lazio-roma-sezione-iii-sentenza-30-3-2006-n-2212/">T.A.R. Lazio &#8211; Roma &#8211; Sezione III &#8211; Sentenza &#8211; 30/3/2006 n.2212</a> proviene da <a href="https://www.giustamm.it">Giustamm</a>.</p>
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